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  • Le Premier Ministre défend "l'action de fond" du gouvernement en banlieue

    Lors de sa 16e conférence de presse mensuelle, le Premier ministre a tenu à rappeler l’ensemble des actions entreprises par le Gouvernement depuis cette rentrée. Il a notamment mis l’accent sur l’éducation, "premier moteur de la réussite et de l’ascension sociale", en déclarant notamment que les réformes préconisées par le rapport Hetzel seraient mises en œuvre dès cette année universitaire. Dominique de Villepin a également abordé le thème de l’emploi, des quartiers et du pouvoir d’achat des français.
    "La priorité absolue du Gouvernement : l’emploi"

    Le chef du Gouvernement, en collaboration avec Jean-Louis Borloo et Gérard Larcher, a lancé la 3e étape de la bataille pour l’emploi, destinée à faciliter le rapprochement entre les jeunes et le marché du travail, notamment grâce à trois mesures :

    - les "parcours d’accès à la vie active", qui vont permettre la création de 50 000 formations destinées à des jeunes sans qualification, leur offrant ainsi les bases nécessaires pour accéder à un contrat de qualification ;

    - les "actions préparatoires au recrutement", qui concerneront également 50 000 personnes, qui pourront être formées pendant trois mois sur leur futur poste de travail, avec obligation pour l’entreprise de proposer un contrat de travail durable ;

    - les "groupes solidarité-emploi" dans les ZUS, afin de coordonner au mieux les actions des différents acteurs de l’emploi et des "objectifs précis de réduction du chômage quartier par quartier".

    L’orientation tout au long de la scolarité :"première condition du succès"

    Dominique de Villepin, suite à la remise du rapport de la commission université-emploi par P. Hetzel le 24 octobre, a décidé de mettre en valeur une "orientation qui respecte la liberté et les aspirations de chacun", car "on est toujours meilleur dans une filière et un métier lorsqu’on les a choisis librement", souligne le Premier ministre.

    Qu’est-ce qu’une bonne orientation ? Tout d’abord une "orientation précoce", dès la 3e, avec un entretien auquel les parents pourront assister. Une orientation "volontaire", dans laquelle le système éducatif éclairera les choix de l’élève sans les contraindre, notamment grâce au dossier unique d’accès à l’enseignement supérieur. C’est aussi une orientation "continue", tout au long de la scolarité, avec des possibilités de réorientation comme à la fin du premier semestre universitaire par exemple.

    C’est enfin une orientation "ouverte", tant sur la vie que sur le monde professionnel. Pour ce faire, chaque université devra mettre en place, si ce n’est déjà le cas, un service des "emplois, stages et carrières". Toutes les licences auront également l’obligation de permettre l’acquisition des compétences indispensables pour trouver un emploi : maîtriser une langue étrangère, l’outil informatique, savoir rédiger un CV ou mener un entretien d’embauche.

    "Se donner les moyens nécessaires"

    C’est la volonté du Premier ministre, qui entend installer une partie de ces réformes dès cette année scolaire. Dans cette optique, Pierre Lunel a été nommé délégué interministériel à l’orientation, et sera chargé de remettre à Gérard Larcher et François Goulard un schéma nationale d’action dès janvier prochain. Ce sont aussi des moyens matériels, avec 75 millions d’euros débloqués et directement affectés aux projets de constructions de bâtiments universitaires et de logements étudiants.

    Dominique de Villepin a également réaffirmé son ambition concernant le "supérieur du supérieur", visant à faire de la France "le premier pays européen dans l’économie de la connaissance", citant en exemple les actions en faveur de l’égalité des chances entreprises notamment par Sciences Po, l’ESSEC et l’ENS , ainsi que la création des 66 pôles de compétitivité.

    Favoriser le pouvoir d’achat et la paix sociale

    Dominique de Villepin a rappelé les mesures prises en ce sens par le Gouvernement. Outre le chèque transport, la loi de participation étendue aux entreprises de moins de 50 salariés permettra à ces derniers de mieux bénéficier des bons résultats de leur employeur. Le chef du Gouvernement a également lancé une action en faveur des retraités à faible revenu, avec une grande réflexion sur le sujet en 2007, menée par Xavier Bertrand et Jean-François Copé.

    Enfin, le Premier ministre a tenu à souligner "la détermination sans faille" du Gouvernement dans sa politique en faveur des quartiers. Le cadre de vie, avec l’action de Jean-Louis Borloo qui concernera plus de deux millions d’habitants, le secteur économique, avec la création de 15 zones franches supplémentaires, et enfin l’emploi, avec 150 000 jeunes reçus par l’ANPE et les missions locales depuis le début de l’année.

  • Le Président défend les intérêts de la France en Chine

    Airbus a créé la surprise en arrachant jeudi in extremis un gros contrat en Chine, au deuxième jour de la visite d'Etat de Jacques Chirac qui a invité Pékin à continuer à jouer collectif sur les grands dossiers internationaux, notamment nucléaires.

    Alors qu'aucun contrat spectaculaire n'était attendu au cours de cette visite, le PDG d'Airbus Louis Gallois a négocié jusqu'au dernier moment la livraison de 150 Airbus de la famille A320, combinée avec l'implantation d'une chaîne d'assemblage des A320.

    Jacques Chirac a de son côté demandé à la Chine, appelée à devenir "l'une des plus grandes, si ce n'est la plus grande puissance du monde", de continuer à tenir ses responsabilités, notamment en matière de prolifération nucléaire.

    Et devant un millier d'étudiants de l'Université de Pékin, M. Chirac a souligné "l'exigence d'une discipline collective" qui "doit nous conduire à prendre les mesures nécessaires quand un pays bafoue ses engagements et menace la paix". "Face au comportement de la Corée du Nord ou de l'Iran, le multilatéralisme doit être efficace", a-t-il souligné en louant "le sens des responsabilités dont la Chine a fait preuve" jusqu'à présent face à Pyongyang, ainsi que sa participation à la force de l'ONU au Liban.

    Le président français a également souhaité que la Chine joue aussi collectif en matière de lutte pour l'environnement, soulignant que "les décisions et les choix de la Chine auront, du fait de sa taille et de sa croissance, un impact considérable sur le réchauffement de notre planète et la préservation des équilibres environnementaux". "La Chine, dont chacun admire la croissance est le premier émetteur mondial d'oxyde de souffre et le deuxième émetteur de CO2", a-t-il prévenu en se demandant "à quoi servirait le progrès économique si le monde devait devenir irrespirable?".

    "La Chine et la France soulignent la nécessité de promouvoir et de protéger les droits de l'homme conformément aux buts et aux principes de la charte de l'ONU en respectant l'universalité de ces droits", indique le texte. "Tout en tenant compte des spécificités de chacun, il est du devoir des Etats de promouvoir et de protéger tous les droits de l'homme et toutes les libertés fondamentales", poursuit la déclaration, l'un des 14 documents signés jeudi entre les deux pays.

  • Dominique de Villepin et l'Amiral de Gaulle avec Nicolas Sarkozy (note publiée le 29/04/07)

    C'est la première fois que le Premier Ministre Dominique de Villepin assiste à une réunion publique pendant cette campagne présidentielle.

    De nombreux autres hommes politiques (Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, François Fillon, François Baroin, Jean-François Copé, Thierry Breton, Renaud Dutreil, Gilles de Robien, Pierre Méhaignerie, Simone Veil, André Santini...) ainsi que l'Amiral Philippe de Gaulle étaient également présents.

    Selon l'UMP, 20.000 personnes étaient massées dans le palais omnisports de Bercy pour le dernier meeting parisien du candidat UMP, tandis que 20.000 autres n'avaient pu entrer, faute de place, et suivaient le discours dehors, devant deux écrans géants.

    De nombreuses personnalités du show-biz et du sport ont également entouré Nicolas Sarkozy: le candidat UMP a eu ainsi le soutien des vedettes de la chanson, parmi lesquelles Johnny Hallyday, venu avec son épouse Laeticia, Doc Gynéco, Gilbert Montagné, qui a avoué "voter pour la première fois", Enrico Macias, Carlos, Henri Salvador, Faudel, Rika Zaraï, Raphaëlle Ricci (de la Star Academy) et Miss Dominique (A la recherche de la nouvelle star). Henri Salvador et le roi du raï Faudel sont intervenus tous deux à l'ouverture de la réunion.

    Acteurs, comédiens, humoristes et autres célébrités sont venus en nombre, dont Paul-Loup Sulitzer, Christian Clavier, Charlotte Rampling, Véronique Genest, Jean Reno, Michou, Henri Salvador, Arthur, Philippe Bouvard, Thierry Rolland, Jean-Marie Bigard, ainsi que les frères Bogdanoff.

    Parmi les sportifs présents figuraient Alain Prost, David Douillet, Henri Leconte, Basile Boli, Philippe Candelero, l'entraineur de l'équipe de France de rugby Bernard Laporte, le rugbyman Christophe Dominici, ainsi que l'ancienne championne de ski Marielle Goitschel.

    Michèle Alliot-Marie a ouvert la réunion en ces termes : "Pour faire face à tous ces défis, la France a des atouts, si elle est bien dirigée. Pour faire face à ces défis, nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupes", a-t-elle poursuivi sous un tonnerre d'applaudissements.

    La ministre a listé ensuite les lacunes supposées de la candidate socialiste, en matière de politique internationale et de sécurité. "Nous n'avons aucun besoin de quelqu'un qui dit une chose à côté d'une frontière et le contraire de l'autre côté de la frontière, de quelqu'un qui ne sait même pas quel est le gouvernement en Afghanistan, qui ne connait pas les problèmes de défense nationale, et qui établit la politique énergétique et nucléaire sur un coin de table avec comme seul conseiller un représentant de Greenpeace. Le monde est compliqué, le monde est dangereux, mais nous avons tout ce qu'il faut pour permettre à la France de continuer à être le grand pays qu'elle est (...) Pour cela, soyons tous rassemblés derrière Nicolas".

    "Je suis libéré de mes attaches, je suis libre", a ensuite lancé M. Sarkozy, encouragé par la foule des spectateurs qui s'est levée pour l'acclamer.

    "Je ne veux pas être président de la République pour obtenir un statut mais pour changer les choses, pour répondre aux problèmes de la France et des Français. C'est pourquoi je suis allé dans cette campagne avec les rêves de jeunesse qui ne m'ont jamais quitté, avec ma longue expérience politique qui m'a tout appris", a-t-il ajouté.

    M. Sarkozy s'est à plusieurs reprises référé au "peuple", à la "nation", "à la morale", à la "volonté politique", à la nécessité de "remettre de la morale dans la politique".

    "J'ai besoin de vous comme jamais un candidat n'a eu besoin du peuple à ses côtés. J'ai besoin de vous pour être le candidat du peuple de France", a déclaré M. Sarkozy à la fin de son discours. "La victoire est en vous! La victoire sera belle, parce que ce sera la vôtre".

    "Il reste huit jours, huit jours pour faire de nos rêves une réalité, huit jours pour se lever, huit jours pour bâtir l'espérance dont la France a besoin. Huit jours pour dire ce que nous voulons pour nos enfants. Huit jours pour dire: 'la France est un vieux pays qui a encore tant de choses à dire au monde, tant de choses à dire à l'Europe', huit jours pour faire du travail, du mérite, de l'effort, de la récompense de l'humanisme des valeurs de la République française", a calculé le candidat de l'UMP.

    "Huit jours, huit petits jours, pour créer les conditions d'un rassemblement immense, pour porter une majorité, pour construire pour les cinq années qui viennent le pays le plus prospère au monde", a ajouté M. Sarkozy.

    Nicolas Sarkozy a conclu son discours ainsi :

    Mes chers amis, nous voici arrivés au terme de cette campagne.
    J’ai voulu la conduire conformément à l’idée que je me faisais de la fonction présidentielle. Des responsabilités qu’elle implique. Des devoir qu’elle impose. De la dignité qu’elle exige.
    Je n’ai pas été épargné par les attaques personnelles. On a mis en cause ma probité. Mon intégrité. Mon honneur. Ma sincérité. Mon caractère. On a insinué que j’étais dangereux pour les libertés. On m’a soupçonné de vouloir mettre en place un Etat policier. On m’a accusé d’avoir exercé des pressions. On n’a jamais produit la moindre preuve ni le moindre indice, ni quoi que ce soit qui puisse étayer les accusations portées contre moi.
    Je n’ai pas répondu aux attaques. Sauf pour dire, quand ces attaques sont devenues insupportables, que ceux qui les portaient n’avaient pas fait la preuve de tellement de vertus qu’ils puissent se permettre un tel mépris à mon égard.
    Je ne les ai pas rejoints dans la boue où ils auraient voulu m’entraîner.
    Ils n’ont pas changé.
    Ce sont les mêmes que ceux qui en 1958 défilaient contre le Général de Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas.
    En 1965, comme aujourd’hui, ils avaient fait au second tour une « coalition des républicains » contre celui qui n’avait jamais mis la République en danger et qui au contraire l’avait sauvée deux fois.

    Je suis allé à Colombey, dans le silence et le calme, loin de ces agitations médiocres.
    Sur le livre d’or du Mémorial de la Croix de Lorraine j’ai écrit :
    « Je suis venu ici pour la première fois il y a 30 ans.
    Rien n’a changé : ni la grande croix de Lorraine, ni l’austère grandeur du paysage ; ni le silence et le recueillement ; ni le sentiment éprouvé devant l’humble tombe du Général de Gaulle, dans le petit cimetière, qu’une grande vie c’est une vie mise au service de quelque chose de plus grand que soi ; ni la conviction qui m’est venue ici pour la première fois et ne m’a plus quitté que la France ne pourra pas disparaître tant que nous serons décidés à la maintenir comme un idéal pour les hommes et prêts à nous battre pour qu’elle vive. »

    Et maintenant je n’ai plus que deux choses à vous dire, qui viennent du fond du cœur :

    Vive la République !
    Vive la France !