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04/11/2006

Chirac appelle le gouvernement à l'action et n'exclut rien pour 2007.

Jacques Chirac, le 30 octobre 2006, dans son bureau à l'Elysée.

A moins de six mois de la présidentielle, Jacques Chirac rend hommage à l'action menée par Dominique de Villepin, mais aussi par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, et appelle la majorité à l'unité et au rassemblement, dans une interview au Figaro devant paraître mardi.

En accordant cet entretien portant sur la politique française - un fait rarissime -, le président de la République entend manifestement calmer les tensions à droite et continuer à peser sur la scène nationale.

A peine rentré d'un long voyage en Chine, M. Chirac a aussi voulu rappeler la feuille de route du gouvernement, appelant celui-ci à "poursuivre son action" jusqu'au bout. "Pour l'intérêt du pays, ce que je veux, c'est l'action avant tout", a-t-il déclaré.

Il ne s'est d'ailleurs pas privé de faire lui-même connaître les bonnes nouvelles, annonçant une nouvelle baisse du chômage en septembre, à 8,8% de la population active, avec 30.000 chômeurs de moins, le meilleur chiffre depuis octobre 2001.

Il a d'autre part demandé au gouvernement de "poursuivre son action" notamment pour la prévention de la délinquance, la parité en politique et la protection de l'enfance. Il a souhaité que "ces réformes soient adoptées avant la fin de l'année".

"Baisse du chômage, réduction de la dette, réformes, croissance, tout cela ne s'est pas fait par l'opération du Saint-Esprit", a-t-il lancé.

"Tout ça est le résultat de l'action résolue du Premier ministre, Dominique de Villepin, qui donne en permanence une impulsion et assure le suivi de l'ensemble des réformes", a insisté le chef de l'Etat.

Mais il n'a pas oublié non plus de saluer l'action du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, durement attaqué par la gauche qui accuse le très probable candidat de l'UMP à la présidentielle d'être un ministre à temps partiel.

"L'action menée dans des conditions difficiles par le ministre de l'Intérieur est bonne. C'est une action à la fois de prévention et de sanction", a-t-il assuré après une série d'attaques contre des bus, un an après les émeutes dans les banlieues.

A cet égard, il a lancé "un appel à la responsabilité" pour que chacun "refuse la violence".

"La situation reste certes difficile dans un certain nombre de quartiers, mais mon sentiment c'est que les choses avancent", a-t-il estimé face aux critiques sur l'inaction du gouvernement dans les banlieues.

En revanche, Jacques Chirac marque nettement sa différence avec Nicolas Sarkozy, en jugeant que "tout est possible" pour la présidentielle de 2007, et rappelle qu'il se prononcera sur ses intentions "au premier trimestre" de l'an prochain.

"L'élection présidentielle, c'est une rencontre entre un homme et un peuple. Tel est l'esprit du gaullisme, telle est la logique de l'élection du président au suffrage universel. Tout est donc est possible", déclare M. Chirac, alors que pour les partisans de Nicolas Sarkozy, ce sont les militants de l'UMP qui désigneront à la mi-janvier leur candidat à la présidentielle.

Les chiraquiens font valoir que d'autres noms pourraient émerger, comme la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

"Quant à ce qui est souhaitable, je dirais qu'il faut privilégier l'esprit d'unité et de rassemblement", a ajouté le chef de l'Etat.

"Je souhaite que la majorité garde à l'esprit le vieux principe selon lequel l'union fait la force, et qu'elle agisse en conséquence", déclare encore M. Chirac.

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