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18/11/2006

Chirac à Amiens : l'action au service des français.

Le chef de l'État a souligné hier en Picardie que la République n'est pas « l'addition des communautés ».

ILS S'ÉTAIENT donné rendez-vous dans dix ans. Promesse tenue, hier, dix ans après une première visite à Amiens, Jacques Chirac est revenu sur les terres de Gilles de Robien pour dresser le bilan des Zones franches urbaines (ZFU), créées par la loi du 14 novembre 1996 sur le pacte de relance pour la ville. C'est à Amiens que, quelques mois plus tôt, en avril 1996, le chef de l'État avait mis sur les rails ce dispositif innovant d'exonérations fiscales et sociales réservées aux entreprises implantées dans les quartiers en difficulté. À Amiens, ce sont près de 1 250 emplois qui ont vu le jour dans les quartiers nord. Un résultat à la hauteur des fonds publics investis en hôtels d'entreprises et ateliers PMI qui ont vu le jour au coeur même du quartier. « Les premiers temps, je n'étais pas très à l'aise quand j'allais dans le bar du coin », se souvient Cédric Descamps, créateur d'une société de rachat de crédits. « Avec mon col blanc et ma cravate, c'était moi l'étranger », a-t-il ajouté au cours d'une table ronde présidée par Jacques Chirac. Le président a interrogé les intervenants, dans le détail, sur leur propre expérience : discrimination à l'embauche, difficulté de recrutement de main-d'oeuvre qualifiée, perception par les habitants de l'évolution du quartier...

Le dispositif a manifestement, même si rien n'est parfait, amélioré la situation sur le plan économique comme sur le plan social  », s'est félicité Jacques Chirac, rappelant que les 44 premières ZFU ont créé 50 000 emplois. « Nous allons passer maintenant à 100 zones franches avec un objectif de 100 000 emplois créés à l'horizon 2011. » Preuve de cette réussite, selon lui, la construction par un investisseur privé d'un immeuble de 3 000 m² de bureaux et d'ateliers. Autre motif de satisfaction, le développement de SOS Médecins. Le simple cabinet de 1997 est aujourd'hui une antenne médicale de 180 m² avec 15 médecins assurant une présence médicale 24 heures sur 24.

Un exemple qui s'inscrit dans le combat pour « l'égalité des chances », priorité de Jacques Chirac. « La République est une et indivi­sible. Elle n'est pas l'addition de communautés. La République garantit des droits égaux et le même respect à tous ses enfants », a-t-il dit.

Borloo : « Chirac crée les conditions du possible »

Pas de fausse note dans ces ren­contres. Même les interventions intempestives du député commu­niste Maxime Gremetz, coutumier du fait, n'ont pas entamé l'esprit positif des participants, dont s'est nourri, avec un bonheur visible, le président. Cette visite chez le fidèle Gilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, marquait-elle le début d'une entreprise de défense d'un bilan, à six mois de la fin de son second mandat ? Jean-Louis Borloo, présent hier à Amiens, ­sourit et lâche d'une façon un peu énigmatique : « Chirac crée les ­conditions du possible » pour laisser ouverte l'éventualité d'une nouvelle candidature.

Commentaires

continuer à jouer comme des gamins et demain on aura le choix entre sego et lepen au deuxieme tour, bravo!!

Écrit par : sans helene | 21/11/2006

continuer à jouer comme des gamins et demain on aura le choix entre sego et lepen au deuxieme tour, bravo!!

Écrit par : sans helene | 21/11/2006

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