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20/11/2006

Présidentielle: "rien n'est écrit", assure Dominique de Villepin

"Rien n'est écrit", a affirmé dimanche le Premier ministre Dominique de Villepin à cinq mois de l'élection présidentielle. Et à l'UMP, "nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille", a-t-il assuré.
"Rien n'est joué", car "le temps de la décision par les Français, c'est un temps qui vient relativement tard dans la campagne électorale", a-t-il estimé lors de l'émission "Ripostes" sur France-5.
"Rien n'est écrit. Rappelez-vous les élections précédentes: ceux qui étaient donnés gagnants au mois de septembre, au mois d'octobre ou au mois de novembre n'ont pas tous été sur la photo finale".
"Mon intuition, c'est que les Français sont rebelles à tout choix qui leur est imposé", a poursuivi le chef du gouvernement. "Ce qui est aujourd'hui mesuré" par les sondages, "c'est la sympathie, c'est l'image" et "une femme en politique, c'est nouveau, c'est attirant, c'est intéressant", a-t-il noté au sujet de la candidate socialiste Ségolène Royal.
Mais "mesure-t-on la capacité, l'aptitude, le sérieux de telle ou telle candidature? Nous n'en sommes pas là" et "je ne crois pas que les Français soient rentrés dans le choix présidentiel".
M. de Villepin a donc estimé que "la précipitation du Parti socialiste est une erreur": "avoir choisi une candidate si tôt, c'est une erreur" et c'est pourquoi "je me suis battu pour que ma famille politique ne se prononce qu'en 2007".
Dominique de Villepin a refusé de préciser ses intentions pour la présidentielle, réaffirmant que sa "priorité" était "l'action gouvernementale". "Nous ne sommes pas dans un pays qui peut s'offrir six mois de vacances (...) il faut bien que quelqu'un dirige le gouvernement".
Pour le reste, "il ne m'appartient pas aujourd'hui de lire dans le marc de café (...) Il faut avancer pas à pas", a-t-il expliqué. "Chacun avance et doit avancer à son rythme". En tout état de cause, "nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille".
Alors qu'on lui demandait si un candidat, tel que Nicolas Sarkozy, pouvait rester ministre, Dominique de Villepin a noté que c'était déjà "arrivé" par le passé. Mais "mon sentiment, c'est que ce n'est pas son intérêt", a-t-il ajouté. Car "quand on se présente devant les Français, on va à la rencontre des Français et donc on doit avoir la liberté, c'est ma conviction".
Par ailleurs, "j'ai une exigence comme Premier ministre: c'est que le travail gouvernemental ne soit pas handicapé ou obéré par d'éventuelles candidatures. A partir du moment où le travail qui est nécessaire est fait, on peut envisager différentes hypothèses".
"Je n'ai jamais cru à une stratégie qui consisterait à aller pêcher dans les eaux du Front national. Je pense que c'est une erreur", a également déclaré Dominique de Villepin, se disant "très préoccupé par la montée du Front national" dans les sondages. Il a déploré une "impatience qui se transforme en colère, et en gros on jette le bébé avec l'eau du bain".
"Aujourd'hui, il y a plus d'offres d'emploi sur le marché qu'il y en avait il y a un an, il y a deux ans", a-t-il plaidé, regrettant qu'on soit "en permanence dans la caricature des choses": "on ne retient que ce qui ne marche pas".
Mais "que se passerait-il si M. Le Pen arrivait au pouvoir?", a-t-il lancé. "Nous aurions à la fois un pays qui se rétrécirait" avec la fermeture de ses frontières et "qui verrait peu à peu son économie se marginaliser". Dès lors, "quand on voit Le Pen se banaliser dans le jeu politique (...) il ne faut jamais oublier quelles sont les conséquences des propositions qui sont faites".

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