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29/11/2006

Emploi, industrie : les choix du Gouvernement

Dominique de Villepin a tenu, le 29 novembre 2006, sa conférence de presse à Bobigny, sur le site du sous-traitant automobile Valeo. Il a marqué son souhait que les jeunes soient davantage accompagnés dans leur recherche d’emploi, vers les secteurs qui recrutent. Le Premier ministre s’est en outre exprimé en faveur d’une industrie forte, tournée vers la recherche et l’innovation.

La croissance ayant marqué une pause en octobre, le Premier ministre a estimé que le chômage devrait rester stable pour le mois d’octobre 2006. Dans ces conditions, le Gouvernement annonce une amplification de son action : outre les femmes et les seniors, Dominique de Villepin a considéré que l’emploi des jeunes constitue l’"urgence absolue".

L’éducation est déjà une clé de l’action gouvernementale : relance de l’éducation prioritaire, accompagnement personnalisé et service public de l’orientation. Au-delà, Dominique de Villepin souhaite "accompagner davantage les jeunes dans leur recherche d’emploi", tout spécialement dans les secteurs qui rencontrent des difficultés de recrutement, comme l’agriculture, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration ou l’industrie mécanique.

Hausse du crédit d’impôt et de la prime de mobilité

Pour résorber ces difficultés, le Gouvernement a décidé qu’un jeune embauché pendant plus de six mois dans un de ces secteurs paierait 1 500 euros d’impôts en moins s’il est imposable ou recevrait un chèque de 1 500 euros s’il ne l’est pas, contre 1 000 euros aujourd’hui. Pour Dominique de Villepin, "c’est une vraie incitation à chercher l’emploi où il se trouve".

Autre incitation, géographique cette fois : le Gouvernement prévoit d’augmenter la prime de mobilité pour les demandeurs d’emplois qui acceptent un travail à plus de 200 kilomètres de leur domicile. Celle-ci passera de 1 500 à 2 000 euros. Enfin, l’ANPE proposera de recevoir 180 000 jeunes peu ou pas qualifiés afin de leur donner une orientation et une offre d’emploi.

Le Gouvernement tiendra une conférence sur l’emploi et les revenus avec les partenaires sociaux, le 14 décembre 2006. Le chef du Gouvernement a souhaité que des conclusions concrètes émergent sur le soutien à l’emploi des jeunes, l’amélioration de la qualité des postes proposés aux femmes, la précarité dans l’emploi, les salaires et le coût de la vie.

Croissance : le choix d’une industrie forte

"Ce n’est pas un choix idéologique, c’est un choix pragmatique", a précisé Dominique de Villepin avant d’expliquer que l’industrie constitue le principal moteur de l’innovation et le premier contributeur à la balance commerciale française.

Pour renforcer le secteur et préserver les cinq millions d’emplois qui sont en jeu, le Gouvernement mise sur la recherche et l’innovation. "C’est dans cet esprit que nous avons agi face aux défis du secteur aéronautique", a rappelé le Premier ministre. Pour la filière automobile, le Gouvernement propose une "nouvelle donne" privilégiant notamment une meilleure entente entre grandes entreprises et sous-traitants.

Solidarité, innovation et recherche

Cette nouvelle donne passe d’abord par la solidarité entre grandes et petites entreprises. Un code de bonne pratique a déjà été signé et la question des délais de paiement est en cours d’examen. Le député Martial Saddier doit rendre ses conclusions sur le sujet. L’objectif est d’aligner les pratiques françaises sur celles des autres pays européens. Les acteurs de la filière automobile ont jusqu’au 15 janvier pour aboutir à un accord. Si tel n’était pas le cas, Dominique de Villepin proposerait de passer par la voie législative.

Second principe de la nouvelle donne en faveur de l’industrie automobile : l’innovation et la recherche. Au-delà des 120 millions d’euros engagés en 2006, notamment pour soutenir le projet de moteur hybride diesel, le Premier ministre a pris deux engagements :

-Le même montant sera débloqué en 2007 ;

-Le plafonnement par société du crédit d’impôt recherche sera doublé pour atteindre 16 milliards d’euros.

Au-delà de ses mesures, Dominique de Villepin a estimé qu’il ne fallait pas refuser le débat sur l’appréciation de l’euro et "ses conséquences sur nos exportations". Il a souhaité la mise en place de règles du jeu à l’échelle internationale, "notamment en matière environnementale".

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