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22/12/2006

Les chiens (2)

Dans le Journal du Dimanche, le député européen Jean-Louis Bourlanges estime que la défense du premier ministre « signe l'entreprise de manipulation », la qualifiant d'« idiotie abyssale ».

De nombreux élus de la majorité font état du « désarroi » de leur électorat, déjà marqué par l'échec du CPE et « horrifié» par cette nouvelle affaire qui ravive et expose les divisions au sein de l'UMP. Selon un élu sarkozyste, « la messe est dite » pour Dominique de Villepin. « La crédibilité du premier ministre est en train de s'effondrer. Je ne vois pas comment il peut rester à Matignon, la situation n'est pas tenable », commente-t-il. « Je ne vois pas comment Villepin peut s'en sortir, mais il ne voudra pas partir », renchérit un autre sarkozyste, tandis que l'un de ses collègues constate: « On est dans une période d'apesanteur ». « Ca suffit, un changement de premier ministre s’impose », lançait mercredi dans l’hémicycle un député anonyme.

Pierre Méhaignerie, proche de Nicolas Sarkozy et secrétaire général de l’UMP, prédisait des « décisions de justice » susceptibles d’imposer ce changement à Jacques Chirac. Axel Poniatowski donnait même un délai : « 15 jours, trois semaines ». 

Le sarkozyste Claude Goasguen, lui, n’a pas ces scrupules : « Le bilan de Villepin n’est pas à la hauteur des attentes de la majorité, c’est un euphémisme. Cela devrait durer 100 jours, au bout de 365, ça ne va toujours pas. Il faudrait des décisions. Nous avons une majorité parlementaire qui n’est pas suffisamment entendue par le premier ministre ni par le président de la République. Il faut que le président éclaircisse cette situation. J’avais dit qu’avant le 14 juillet, changer de gouvernement serait une bonne solution. J’ai l’impression que cela fait son chemin ».

«Plus cette affaire avance, moins je la comprends», confie Jean-Jacques Descamps, pour qui «Chirac, Villepin sont dans le même bateau».

François Fillon n’épargne pas le duo de l’exécutif. Mardi matin, le conseiller politique de Nicolas Sarkozy a employé la franchise pour parler du dossier Clearstream, estimant qu’«il y a un doute qui pèse sur cette affaire». Selon l'ancien ministre de l'Education, ce doute réside dans le fait de savoir si «quelqu'un a utilisé des moyens détournés pour essayer de disqualifier Nicolas Sarkozy dans la compétition à l'Elysée». Ce quelqu’un «n'avait sans doute pas beaucoup d'éthique» et «doutait de son talent pour affronter Nicolas Sarkozy à la loyale». « Dans un pays démocratique normal, le changement de gouvernement serait déjà intervenu» .

Et le conseiller politique du président de l'UMP d’enfoncer le clou, déclarant qu’«il faut lever ce doute».

Dominique Paillé, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Paul Anciaux, Hervé de Charrette et tous les autres couverts d’anonymat qui ont participé de cette cabale contre les deux têtes de l’exécutif Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Plus que jamais, nous devons soutenir la Président de la République et le Premier Ministre face à ces personnes qui aspirent aux plus hautes fonctions mais qui n’ont pas hésité à trahir l’intérêt national, à affaiblir la France, en dénonçant injustement le Premier Ministre par simple calcul personnel. Je voudrais aussi dénoncer le déchaînement médiatique qu’a subi DDV durant cette affaire, mise à part le magazine Marianne et le Figaro, tous les médias se sont vulgairement défoulés sur le Premier Ministre en bafouant le secret de l’instruction voire même en préjugeant, foulant aux pieds les principes fondamentaux de la République.

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