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22/12/2006

Les chiens (1)

Le 21 décembre dernier le premier ministre a été entendu par les juges D'Huy et Pons au sujet de l'affaire Clearstream. Cette audition en « simple témoin » du Premier Ministre met fin a toutes les rumeurs de complot qu'aurait commis DDV.  Ces rumeurs ont été répandues au mois de mai dernier par des individus au but très précis : faire tomber le Premier Ministre, éclabousser le président de la République. Heureusement, ils ont échoué. Ils ont osé accuser le Premier Ministre de la France sans preuves, ils se sont trompés, ils doivent rendre des comptes. J'ai décidé de mettre en ligne le nom de tous ceux qui ont dénoncé DDV sans pouvoir justifier leur accusation. A l'heure du choix présidentiel, les français doivent prendre position en connaissance de cause.

Cette coalition de populistes, de socialistes, de sarkozystes de centristes qui ont affaibli nos institutions la voilà.

François Hollande, demande au président Jacques Chirac de prendre une « initiative » pour tenter de clore la crise politique née de cette affaire. « Le président de la République est directement interpellé car c'est l'autorité de l'Etat qui est en cause », a-t-il déclaré, avant d'ajouter : « Quant au premier ministre, il estcomplètement décrédibilisé ».

Ségolène Royal estime que l'affaire Clearstream est « une confirmation de plus de la décomposition du régime chiraquien ». « La fin d'un règne sans éthique, l'explosion d'un système qui fait la part belle aux méthodes occultes, aux coups bas et aux manœuvres de déstabilisation », juge-t-elle, ajoutant : c'est « une leçon pour la gauche qui doit préparer l'alternance sans perdre de temps et surtout sans s'abîmer dans de vaines querelles. »

Dominique Strauss-Kahn dénonce une « sorte de Watergate à la française » et estime qu'il faut « sortir vite » de la situation créée par l'affaire Clearstream. L'ancien ministre socialiste des Finances dit attendre des « décisions dans les jours qui viennent ».

Le député socialiste Henri Emmanuelli en appelle directement à Jacques Chirac. Invité du forum Radio J dimanche, le député des Landes demande au président de « prendre ses responsabilités, d'agir vite et de nommer un nouveau gouvernement », estimant à propos de l'affaire Clearstream que « le spectacle donné ne peut pas durer »

Le député Vincent Peillon estime quant à lui que Dominique de Villepin doit « s'en aller ». Pour le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, « la preuve est faite de l'existence d'un cabinet noir au sommet de l'Etat UMP ». Interrogé sur France 3, le député évoque « un dégoût national », ajoutant, « c'est toute l'équipe gouvernementale qui est mise en cause ».

L'UDF est également très critique. Son président François Bayrou estime dans un entretien au Parisien dimanche que la France « est au bout de la crise de régime » et juge indispensable de modifier les institutions. Interrogé dimanche soir sur France 3, il ajoute que la « situation » de l'exécutif pris dans la tourmente de l'affaire Clearstream est « intenable ». Le responsable de l'UDF souligne « la haine inextinguible au sommet de l'Etat entre le numéro un et le numéro deux du gouvernement ».

Sur TF1, le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, évoque pour sa part l'idée d'une élection présidentielle anticipée : « On serait dans n'importe quel autre pays occidental, on aurait de toute évidence des élections générales, avec pour nous

Les chiens (2)

Dans le Journal du Dimanche, le député européen Jean-Louis Bourlanges estime que la défense du premier ministre « signe l'entreprise de manipulation », la qualifiant d'« idiotie abyssale ».

De nombreux élus de la majorité font état du « désarroi » de leur électorat, déjà marqué par l'échec du CPE et « horrifié» par cette nouvelle affaire qui ravive et expose les divisions au sein de l'UMP. Selon un élu sarkozyste, « la messe est dite » pour Dominique de Villepin. « La crédibilité du premier ministre est en train de s'effondrer. Je ne vois pas comment il peut rester à Matignon, la situation n'est pas tenable », commente-t-il. « Je ne vois pas comment Villepin peut s'en sortir, mais il ne voudra pas partir », renchérit un autre sarkozyste, tandis que l'un de ses collègues constate: « On est dans une période d'apesanteur ». « Ca suffit, un changement de premier ministre s’impose », lançait mercredi dans l’hémicycle un député anonyme.

Pierre Méhaignerie, proche de Nicolas Sarkozy et secrétaire général de l’UMP, prédisait des « décisions de justice » susceptibles d’imposer ce changement à Jacques Chirac. Axel Poniatowski donnait même un délai : « 15 jours, trois semaines ». 

Le sarkozyste Claude Goasguen, lui, n’a pas ces scrupules : « Le bilan de Villepin n’est pas à la hauteur des attentes de la majorité, c’est un euphémisme. Cela devrait durer 100 jours, au bout de 365, ça ne va toujours pas. Il faudrait des décisions. Nous avons une majorité parlementaire qui n’est pas suffisamment entendue par le premier ministre ni par le président de la République. Il faut que le président éclaircisse cette situation. J’avais dit qu’avant le 14 juillet, changer de gouvernement serait une bonne solution. J’ai l’impression que cela fait son chemin ».

«Plus cette affaire avance, moins je la comprends», confie Jean-Jacques Descamps, pour qui «Chirac, Villepin sont dans le même bateau».

François Fillon n’épargne pas le duo de l’exécutif. Mardi matin, le conseiller politique de Nicolas Sarkozy a employé la franchise pour parler du dossier Clearstream, estimant qu’«il y a un doute qui pèse sur cette affaire». Selon l'ancien ministre de l'Education, ce doute réside dans le fait de savoir si «quelqu'un a utilisé des moyens détournés pour essayer de disqualifier Nicolas Sarkozy dans la compétition à l'Elysée». Ce quelqu’un «n'avait sans doute pas beaucoup d'éthique» et «doutait de son talent pour affronter Nicolas Sarkozy à la loyale». « Dans un pays démocratique normal, le changement de gouvernement serait déjà intervenu» .

Et le conseiller politique du président de l'UMP d’enfoncer le clou, déclarant qu’«il faut lever ce doute».

Dominique Paillé, Marc-Philippe Daubresse, Jean-Paul Anciaux, Hervé de Charrette et tous les autres couverts d’anonymat qui ont participé de cette cabale contre les deux têtes de l’exécutif Jacques Chirac et Dominique de Villepin.

Plus que jamais, nous devons soutenir la Président de la République et le Premier Ministre face à ces personnes qui aspirent aux plus hautes fonctions mais qui n’ont pas hésité à trahir l’intérêt national, à affaiblir la France, en dénonçant injustement le Premier Ministre par simple calcul personnel. Je voudrais aussi dénoncer le déchaînement médiatique qu’a subi DDV durant cette affaire, mise à part le magazine Marianne et le Figaro, tous les médias se sont vulgairement défoulés sur le Premier Ministre en bafouant le secret de l’instruction voire même en préjugeant, foulant aux pieds les principes fondamentaux de la République.

Les chiens (3)

Le 10 mai dernier le président de la République les rappelait dans cette déclaration :

A un moment où l'agitation le dispute à la raison, je veux rappeler quelques principes.

La République, ce n'est pas la dictature de la rumeur, la dictature de la calomnie. La République, c'est la loi.
La justice est saisie. Elle doit faire son travail : établir les faits, tous les faits et dire le droit. Je souhaite qu'elle le fasse dans la sérénité et le plus rapidement possible.

La démocratie, ce n'est pas l'irrespect et l'exploitation jusqu'à l'outrage de procédures judiciaires en cours, au risque de faire le lit des extrémismes et de désespérer les Français de la politique.

Bien sûr, il y a la perspective des élections qui agite les esprits. Mais l'élection présidentielle, c'est dans un an. Et c'est un vrai débat, le moment venu, auquel notre pays doit pouvoir être convié.

Pour l'heure, il y a l'exigence et l'honneur de Gouverner.

Grâce aux efforts des Français, grâce aux réformes entreprises par le Gouvernement, nous avons à la fois un chômage en baisse depuis un an et une croissance positive qui s'accélère. Jamais je n'accepterai de laisser gâcher une telle chance pour la France.

Je l'ai dit ce matin en Conseil des Ministres, je fais toute confiance au Gouvernement de Dominique de Villepin pour conduire la mission que je lui ai confiée et j'attends de lui qu'il accélère encore son action.

Chacun doit être à la tâche, avec énergie, sans calcul, avec la seule obsession qui vaille, celle de l'intérêt national, celle de l'intérêt des Français.

Ces principes sont ceux de la République. Ils nous éclairent et ils s'imposent à nous.

02/12/2006

Elans pour la France.

 

 

 

www.elanspourlafrance.org

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01/12/2006

Dominique de Villepin défend le rôle de la France en Afrique

Dominique de Villepin a défendu vendredi le rôle de la France en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire et en Centrafrique, soulignant qu'elle avait choisi la paix, non "un camp".

En prise avec une actualité brûlante jeudi au Tchad, le Premier ministre était au rendez-vous de l'Histoire et des symboles en Afrique du Sud, terme de son voyage.

Il s'est rendu à Soweto, un township de Johannesburg, berceau du mouvement anti-apartheid et théâtre d'émeutes sanglantes en 1976.

Dominique de Villepin a notamment visité la place de la Charte de la liberté, acte fondateur en 1955 de la lutte contre l'apartheid, régime ségrégationniste qui fut aboli en 1994. Il s'est brièvement promené dans le marché local, assistant à une démonstration de danse zouloue.

Le Premier ministre avait caressé l'espoir de rencontrer Nelson Mandela, prix Nobel de la paix en 1993, mais ce dernier se trouve au Mozambique.

L'ancien président sud-africain a transmis vendredi une lettre à Dominique de Villepin pour lui exprimer sa "déception" de ne pouvoir le saluer.

Avant sa visite à Soweto, le Premier ministre avait été reçu à l'université de Witwatersrand, où Mandela fit des études, pour prononcer un discours sur l'Afrique et la mondialisation à l'invitation de l'Institut sud-africain des relations internationales.

"Nous ne pouvons pas accepter que l'Afrique soit un continent négligé, que l'Afrique devienne la 'mine' du monde. Nous ne pouvons pas non plus rester les bras croisés face aux crises et à la violence qui menacent la stabilité du continent", a-t-il déclaré devant quelque 250 personnes.

LA FRANCE NE DEFEND PAS UN CAMP

Sur ce chapitre, Dominique de Villepin a réaffirmé que la France, consciente "des plaies profondes" laissées par la colonisation, ferait toujours le choix "d'être aux côtés des Africains".

"La France ne choisit pas un camp, elle choisit la paix. Elle ne défend pas des régimes, elle défend des valeurs", a-t-il lancé.

S'agissant du rôle controversé de la France en Côte d'Ivoire, le Premier ministre a estimé qu'elle avait "contribué à éviter la guerre civile".

"Aujourd'hui, la situation reste fragile et le peuple ivoirien peut avoir le sentiment que rien n'avance. Il faut que la communauté internationale se mobilise sur les deux objectifs: le désarmement et la tenue d'élection libres et régulières", a-t-il dit.

Lors d'un échange avec la salle, Dominique de Villepin a par ailleurs "regretté" la décision du Rwanda de rompre ses relations diplomatiques avec Paris après la mise en cause du président Paul Kagamé par le juge Jean-Louis Bruguière pour le génocide de 1994.

"Nous souhaitons entretenir et développer nos relations avec le Rwanda", a-t-il déclaré.

Dominique de Villepin s'est ensuite entretenu avec le président sud-africain Thabo Mbeki à Pretoria et devait dîner avec lui avant de regagner Paris.

Thabo Mbeki a appelé de ses voeux une coopération politique "plus étroite" entre la France et l'Afrique du Sud, qui siégera à partir du 1er janvier au Conseil de sécurité des Nations unies.

"L'Afrique du Sud est une force de proposition, une force de paix", a souligné Dominique de Villepin. "Nous voulons continuer d'avancer sur la crise du Darfour, la Côte d'Ivoire, la République centrafricaine".

"Ce sont des crises majeures qui ne peuvent être résolues que par la recherche de partenariats", a-t-il dit.

Le Premier ministre avait prévu de se rendre au Congo samedi, pour des entretiens avec Denis Sassou N'Guesso, mais le président congolais est toujours en convalescence à Paris à la suite d'une opération pour une hernie discale.

Matignon avait envisagé en remplacement une escale à Kinshasa pour y rencontrer Joseph Kabila. Le président de la RDC se trouvant dans l'est du pays pour une tournée post-électorale, la rencontre n'a pu être organisée pour des raisons techniques, a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre.