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27/02/2007

Bruno Le Maire candidat aux législatives à Évreux

Dominique de Villepin et Bruno Le Maire en juillet 2006. | AFP/JACK GUEZ

Actuel directeur de cabinet du premier ministre, Bruno Le Maire va briguer la succession de Jean- Louis Debré dans l’Eure.

ASSEMBLÉE. Son choix a surpris Jacques Chirac. Mais le président de la République n’a pas découragé ce fidèle serviteurdeDominiquedeVillepin. Actuel directeur de cabinet du premier ministre, Bruno LeMaire ( 37 ans) sera candidat en juin prochain dans la 1re circonscription de l’Eure, celle que quitte Jean- Louis Debré. Pour ce brillant haut fonctionnaire qui travaille au côté de Dominique de Villepin depuis cinq ans, ce sera le baptême du feu électoral. C’est Jean- Louis Debré qui a organisé le débarquement en Normandie de ce villepiniste pur sucre. « Jean- Louism’a fait cette proposition. J’ai aussitôt accepté. J’aurais pu servir dans une grande ambassade partout dans lemonde. J’ai préféré le combat électoral. À Matignon, j’ai compris qu’il fallait s’engager sur le terrain » , explique le collaborateur de Villepin. Bruno Le Maire ne débarque pas tout à fait en terre inconnue : « Enfant, je passais mes vacances dans le Vexin normand, au nord du département, dans une circonscription voisine. »

Hier, le président de l’Assemblée nationale Jean- Louis Debré ( qui deviendra président du Conseil constitutionnel le 3mars) a organisé sa succession dans son fief d’Évreux et profité de l’occasion pour présenter Bruno Le Maire aux élus de sa circonscription. JeanLouisDebré y est élu depuis 1986. Il a ravi la mairie d’Évreux aux communistes en 2001. Outre le soutien de Debré, Bruno Le Maire ne manque pas de parrains. Jacques Chirac et Dominique de Villepin bien sûr. Mais aussi Nicolas Sarkozy, qui lui a passé un coup de fil d’encouragement. « Vous êtes un garçon de talent. Je vous soutiendrai. Je suis même prêt à faire campagne pour vous sur place »*, a promis le président de l’UMP au futur candidat. D’ici aux législatives, il conservera ses fonctions de directeur de cabinet. Il va juste aménager son emploi du temps : « Je me rendrai une fois par semaine à Évreux et tous les week- ends. »

Source : le Figaro

*Un nouveau gage d'unité ?


26/02/2007

L'imposture Bayrou

 

Depuis plusieurs semaines François Bayrou grimpe dans les sondages au point d'apparaitre aujourd'hui comme le toisième homme de l'élection présidentielle.

Son discours est séduisant, sa volnté de conserver le modèle social français, son rejet de l'atlantisme, son désir de dépasser le clivage droite gauche sont attirants. Mais sous le discours d'un homme qui se dit "plus gaulliste que Nicolas sarkozy" se cache un candidat qui veut rompre avel l'héritage du général de Gaulle.

Monsieur Bayrou soutient l'idée d'une VIème République qui ne serait que la réappariton de la IV ème. Quand on sait à quel désastre cette République a mené la France nous ferions mieux de nous méfier. La VIème République porte avec elle l'immobilisme, le régime des partis et finalement l'abaissement de la France.

Bayrou est aussi le partisan d'une Europe Fédérale où la France et tous les autres Etats-Nations seraient relégués au rang de région. Imaginons simplement que cette Europe telle que la veut Bayrou existe, en 2003 avec le vote à la majorité pour chaque décision européenne la France, mise en minorité, aurait du s'engager en Irak. Sur ces deux points précis et capitaux pour l'avenir de la France, François Bayrou tient une position dangereuse.

Face à ce danger et d'autres... On ne peut aujourd'hui que regretter que le le Président Chirac ou son Premier Ministre ne soient pas candidats, j'attends avec impatience ce que dira le Président... je ne me fais pas d'illusion.

Face aux extrêmes de droite et de gauche, aux faiblesses du projet de la candidate socialiste, aux dangers de Bayrou, la raison ne serait-elle pas de soutenir celui qui veut conserver les institutions de la Vème République, donne des gages d'unité et de respect au Président Chirac et à DDV et fait dans ses discours des inflexions non négligeables pour le gaulliste que je suis ? Attendons avant tout la parole du Président Chirac...

22/02/2007

Un bilan exceptionnel.

Dans l'allocution suivante devant l'Assemblée nationale, à l'occasion de la fin de la session parlementaire, le Premier ministre a fait le bilan de son action a la tête du gouvernement, il a mis en valeur les résultats qu'il a obtenus et réaffirmé les principes qui l'ont guidés dans cette période.

Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le président Accoyer,

Au terme de cette session parlementaire, permettez-moi tout d’abord de remercier chacune et chacun d’entre vous, de remercier le président Debré pour la hauteur de son exigence républicaine, de vous remercier Bernard Accoyer ainsi que toute la majorité pour le soutien constant que vous avez apporté au gouvernement dans sa volonté de servir les Français. Et je veux aussi saluer l’opposition et la place qu’elle a prise dans nos débats. Elle a joué son rôle ; elle est indispensable dans le fonctionnement de la démocratie.

Aujourd’hui notre pays est à nouveau sur les rails, sous l’impulsion du président de la République. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 

- Il y a deux ans, le taux de chômage était de 10,2 % ; il est aujourd’hui de 8,6 %.


-La croissance était de 1,6 % ; elle est aujourd’hui de plus de 2 %.

-En deux ans, l’endettement public a diminué de deux points et notre déficit budgétaire a diminué de 20 milliards d’euros : c’est 20 milliards d’euros en plus pour les Français.

Alors c’est vrai, le Gouvernement a connu des épreuves : la crise des banlieues, le contrat première embauche. Mais nous n’avons jamais baissé les bras. Nous n’avons jamais renoncé.

-Face à la crise des valeurs, nous avons défendu l’égalité des chances ; nous avons lutté avec acharnement contre les discriminations ; nous avons refondé l’éducation prioritaire.

-Face au chômage des jeunes, nous avons réformé le service public de l’emploi, nous avons amélioré l’orientation et nous avons renforcé le lien entre l’université et l’emploi.

De tous ces combats que nous avons livrés ensemble, vous me permettrez de tirer des leçons personnelles. Des leçons pour nous, des leçons aussi pour notre démocratie à quelques semaines d’échéances décisives pour notre pays.
Tous ici nous sommes différents, différents par nos origines, différents par nos sensibilités et différents par nos engagements, et cette diversité doit rester pour la nation toute entière une force, elle ne doit pas se perdre dans des affrontements stériles.

Avançons donc toujours davantage vers une démocratie du respect et de la responsabilité.

-Cela veut dire une démocratie qui fait de l’action et des résultats une exigence quotidienne : c’est bien pour cela que j’ai choisi, jusqu’au dernier jour, de me consacrer entièrement à la mission qui est la mienne.

-Cela veut dire une démocratie qui ne transige pas avec les principes fondamentaux de la République : la tolérance, la laïcité, l’humanité.

-Cela veut dire enfin une démocratie qui ne trouve pas des consensus seulement au-delà des partis sur les questions de défense ou de politique étrangère, mais qui fait preuve aussi de réalisme et de pragmatisme sur les grands enjeux comme l’emploi, comme la sécurité, comme le désendettement.

Ne nous divisons pas sur tout. C’est l’intérêt national qui est en jeu, l’intérêt de chaque Français face à un monde qui change, qui change rapidement et qui exige de notre part toujours davantage de détermination et de volonté.

Monsieur le président, Mesdames et Messieurs les députés,

Il y a deux ans, lorsque je me suis exprimé ici pour la première fois comme Premier ministre, je m’étais fixé deux objectifs : défendre l’action politique au lendemain du référendum européen, permettre à notre pays de regarder à nouveau en face son avenir, l’Europe et le monde. Fort du chemin parcouru, je veux aujourd’hui l’affirmer solennellement devant vous : non, il n’y a pas de fatalité. Oui, l’action politique peut changer les choses, quand elle est au service de la République, quand elle est au service de la France.