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09/03/2007

Patrick Ollier succède à Jean-Louis Debré dans les pas de Jacques Chaban-Delmas

  

    

Lors de sa dernière apparition à l'Assemblée Nationale, le 12 Novembre 1996, Jacques Chaban-Delmas, diminué s'appuie sur deux parlementaires : Jean-Louis Debré et Patrick Ollier. Le premier est son filleul, le second son fidèle collaborateur qu'il appelle : "mon fils". Un peu plus de dix ans après cet évènement, Patrick Ollier succède à Jean-Louis Debré à la présidence de l'Assemblée Nationale le jour anniversaire de la naissance de "Chaban" en lui dédiant, ému, sa présidence.

C'est pour moi l'occasion de rendre hommage au héros gaulliste que fut Jacques Chaban-Delmas, l'illustre prédécesseur de Debré et Ollier. Jacques Chaban-Delmas (1915-2000) est à 29 ans le plus jeune général de l’armée française depuis la Révolution. Il entre à l’Inspection générale des finances en 1943 tout en participant à la Résistance sous le nom de Chaban. Il est délégué militaire national du Général De Gaulle, général de brigade en juin 1944. Député de la Gironde depuis 1946, maire de Bordeaux depuis 1947, il devient ministre des Travaux Publics, du Logement et de la Reconstruction dans le cabinet Mendès-France (1954), des Anciens Combattants dans le cabinet Mollet (1956) et de la Défense nationale dans le cabinet Gaillard (1957). En tant que ministre de la Défense, il prend part aux événements du 13 mai 1958 à Alger. Sous la Vème République, il préside l’Assemblée nationale (1958-1969). Georges Pompidou, élu à la présidence de la République, le nomme Premier ministre (1969-1972). Il lance le projet de "nouvelle société". A la mort de Georges Pompidou, il se présente à l’élection présidentielle de 1974 mais n’arrive qu’en troisième position. Il conserve ses mandats dans l’Aquitaine (présidence du conseil régional, maire de Bordeaux). De nouveau président de l’Assemblée nationale de 1978 à 1981 et de 1986 à 1988, il cède sa place de maire de Bordeaux à Alain Juppé en juin 1995. Ce parcours hors norme est un exemple pour tous ceux qui ont une certaine idée de la France.

Commentaires

Voilà un article dans Marianne qui exprime également mon point de vue . Une journaliste exprime qu'elle regrette l'effacement de Villepin :

Je regrette l'éffacement de Villepin

Villepin est tout entier dans le discours historique qu'il prononça devant le Cionseil de Sécurité de l'ONU pour mettre en garde contre la guerre d'Irak , celui que Nicolas Sarkozy dénonça devant un public américain en en stigmatisant > ...
Inversement , c'est à l'idéologie sarkozyenne que Villepin s'opposa frontalement quand il affirma vouloir défendre > contre la soumission pure et simple à la vulgate néolibérale anglo-saxonne et refusa la rhétorique des > qui conseillent et entourent le patron de l'UMP . Sarkozy a vite compris que s'esquissait une alternative néogaulliste à son néobushisme . Alternative d'autant plus dangereuse que cette éventuelle concurrence , un temps populaire , ne manquait pas d'un certain panache . Et puis , mes consoeurs me comprendront , il a côté esthétique , une autre préstance , beaucoup plus glamour . D'où le désir de Sarko de damer le pion au beau Domino . Il n'hésita pas à instrumentaliser à son profit la crise du CPE , allant jusqu'à conseiller l'un des leaders étudiants de > , tout en sapant systématiquement toutes les lignes de défense du gouvernement . Parallèlement , il transforma l'affaire Clarstream en une machine infernale déstinée à calciner son rival . Jamais au demeurant , le Président de l'UMP ne lui a reconnu la moindre réussite gouvernementale , bien qu'il fût le numéro deux de son gouvernement . Cette haine assassine était justifiée : Villepin aurait effectivement fait face à Sarkozy , un candidat dangereux , d'autant qu'il aurait de la sorte confronté le gaullisme à sa négation . Dangereux pour Sarkozy , mais beaucoup moins pour le pays . C'est pourquoi je regrette son éffacement forcé .

Chirac a commise une énorme erreur en apportant son soutient à Sarkozy . Car à part ne pas avoir de cohérence avec ce qu'il a écrit , Sarkozy n'a pas changé et même en cas d'humiliation aux éléctions je n'écarte pas de sa part une nouvelle tentative de retour par la suite mais là je seraii là comme les Villepinistes pour lui barrer la route . Son manque de fair play et son arrogance lui reviendront un jour en pleine figure .

Écrit par : EA | 11/03/2007

Voilà un article dans Marianne qui exprime également mon point de vue . Une journaliste exprime qu'elle regrette l'effacement de Villepin :

Je regrette l'éffacement de Villepin

Villepin est tout entier dans le discours historique qu'il prononça devant le Cionseil de Sécurité de l'ONU pour mettre en garde contre la guerre d'Irak , celui que Nicolas Sarkozy dénonça devant un public américain en en stigmatisant : l'arrogance ...
Inversement , c'est à l'idéologie sarkozyenne que Villepin s'opposa frontalement quand il affirma vouloir défendre : le modèle social français contre la soumission pure et simple à la vulgate néolibérale anglo-saxonne et refusa la rhétorique des > qui conseillent et entourent le patron de l'UMP . Sarkozy a vite compris que s'esquissait une alternative néogaulliste à son néobushisme . Alternative d'autant plus dangereuse que cette éventuelle concurrence , un temps populaire , ne manquait pas d'un certain panache . Et puis , mes consoeurs me comprendront , il a côté esthétique , une autre préstance , beaucoup plus glamour . D'où le désir de Sarko de damer le pion au beau Domino . Il n'hésita pas à instrumentaliser à son profit la crise du CPE , allant jusqu'à conseiller l'un des leaders étudiants de : tenir bon , tout en sapant systématiquement toutes les lignes de défense du gouvernement . Parallèlement , il transforma l'affaire Clarstream en une machine infernale déstinée à calciner son rival . Jamais au demeurant , le Président de l'UMP ne lui a reconnu la moindre réussite gouvernementale , bien qu'il fût le numéro deux de son gouvernement . Cette haine assassine était justifiée : Villepin aurait effectivement fait face à Sarkozy , un candidat dangereux , d'autant qu'il aurait de la sorte confronté le gaullisme à sa négation . Dangereux pour Sarkozy , mais beaucoup moins pour le pays . C'est pourquoi je regrette son éffacement forcé .

Chirac a commise une énorme erreur en apportant son soutient à Sarkozy . Car à part ne pas avoir de cohérence avec ce qu'il a écrit , Sarkozy n'a pas changé et même en cas d'humiliation aux éléctions je n'écarte pas de sa part une nouvelle tentative de retour par la suite mais là je seraii là comme les Villepinistes pour lui barrer la route . Son manque de fair play et son arrogance lui reviendront un jour en pleine figure .

Écrit par : EA | 11/03/2007

Pour ce qui me concerne, Jacques Chaban-Delmas fait partie des grandes figures qui ont inspiré mon engagement politique. Gaulliste de progrès d'une grande ardeur et d'une intelligence admirable, il représente un idéal d'exigence au service de la France.

Écrit par : Villèle | 14/03/2007

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