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25/03/2007

Il ya 50 ans : le traité de Rome

L'Union européenne fête aujourd'hui ces cinquante ans à un moment où elle doute de son avenir. Quel doit être son rôle dans le monde ? Les nations qui la composent vont-elles disparaître à son profit ? Quelle est sa finalité ? Ces questions nombreux sont les européens qui se la posent. Le temps est venu d'y répondre, de dire quelle est l'Europe que nous voulons.

Les pères fondateurs ont commencé l'unification de l'Europe en créant des intérêts économiques communs aux nations européennes, c'est le cas de toutes les réussites européennes que l'on connaît aujourd'hui, la PAC, l'Euro, les fonds structurels plus tard avec Delors. Mais c'est bien le général de Gaulle qui a donné un supplément d'âme à l'Union de l'Europe, en réconciliant intimement la France et l'Allemagne avec Adenauer. C'est une grande ambition pour l'Europe qu'il nourrissait, une Europe puissante, une force politique, une Europe de la défense, une politique étrangère commune telle que la prévoyait le plan Fouchet, mais aussi une Europe prenant en compte les réalités des peuples, les réalités nationales. Ainsi le général de Gaulle a-t-il laissé une exigence concernant la construction européenne : l'ambition de faire l'union et le respect des nations.

C'est dans cet esprit qu'il faut poursuivre la construction européenne, il faut conserver la méthode des pères fondateurs tout en se méfiant d'une trop grande supranationalité, d'un fédéralisme qui éloigneraient les peuples de l'Europe. Il s'agit d'établir une confédération, plus précisément une fédération d'Etats-Nations comme le souhaitent Raymond Barre, Jacques Chirac ou Dominique de Villepin. Il s'agit d'établir un équilibre entre l'unité européenne et les intérêts nationaux. Cette construction est difficile mais elle est la seule qui puisse unir l'Europe sans inquiéter les peuples concernant la pérennité de leur nation.

Ceux qui veulent faire l'Europe sans les nations sont irresponsables, ce sont certainement eux qui ont fait peur aux français en mai 2005. On ne pourra pas continuer la construction européenne sans les peuples et sans les nations. C'est tout l'enjeu des choix européens que nous devrons faire dans les années qui viennent pour redonner un élan à l'Union européenne. L'Union européenne doit se fixer de nouveaux objectifs concernant la recherche, le changement climatique, les harmonisations économique et sociale dans des institutions rénovées résolue à faire l'unité de l'Europe dans le respect des Etats-Nations.

Non l'Europe ne fera pas disparaître la France, il faut faire l'Europe sans défaire la France.

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