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Dominique de Villepin et l'Amiral de Gaulle avec Nicolas Sarkozy

C'est la première fois que le Premier Ministre Dominique de Villepin assiste à une réunion publique pendant cette campagne présidentielle.

De nombreux autres hommes politiques (Jean-Pierre Raffarin, Jean-Louis Borloo, Michèle Alliot-Marie, François Fillon, François Baroin, Jean-François Copé, Thierry Breton, Renaud Dutreil, Gilles de Robien, Pierre Méhaignerie, Simone Veil, André Santini...) ainsi que l'Amiral Philippe de Gaulle étaient également présents.

Selon l'UMP, 20.000 personnes étaient massées dans le palais omnisports de Bercy pour le dernier meeting parisien du candidat UMP, tandis que 20.000 autres n'avaient pu entrer, faute de place, et suivaient le discours dehors, devant deux écrans géants.

De nombreuses personnalités du show-biz et du sport ont également entouré Nicolas Sarkozy: le candidat UMP a eu ainsi le soutien des vedettes de la chanson, parmi lesquelles Johnny Hallyday, venu avec son épouse Laeticia, Doc Gynéco, Gilbert Montagné, qui a avoué "voter pour la première fois", Enrico Macias, Carlos, Henri Salvador, Faudel, Rika Zaraï, Raphaëlle Ricci (de la Star Academy) et Miss Dominique (A la recherche de la nouvelle star). Henri Salvador et le roi du raï Faudel sont intervenus tous deux à l'ouverture de la réunion.

Acteurs, comédiens, humoristes et autres célébrités sont venus en nombre, dont Paul-Loup Sulitzer, Christian Clavier, Charlotte Rampling, Véronique Genest, Jean Reno, Michou, Henri Salvador, Arthur, Philippe Bouvard, Thierry Rolland, Jean-Marie Bigard, ainsi que les frères Bogdanoff.

Parmi les sportifs présents figuraient Alain Prost, David Douillet, Henri Leconte, Basile Boli, Philippe Candelero, l'entraineur de l'équipe de France de rugby Bernard Laporte, le rugbyman Christophe Dominici, ainsi que l'ancienne championne de ski Marielle Goitschel.

Michèle Alliot-Marie a ouvert la réunion en ces termes : "Pour faire face à tous ces défis, la France a des atouts, si elle est bien dirigée. Pour faire face à ces défis, nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui change d'idées aussi souvent que de jupes", a-t-elle poursuivi sous un tonnerre d'applaudissements.

La ministre a listé ensuite les lacunes supposées de la candidate socialiste, en matière de politique internationale et de sécurité. "Nous n'avons aucun besoin de quelqu'un qui dit une chose à côté d'une frontière et le contraire de l'autre côté de la frontière, de quelqu'un qui ne sait même pas quel est le gouvernement en Afghanistan, qui ne connait pas les problèmes de défense nationale, et qui établit la politique énergétique et nucléaire sur un coin de table avec comme seul conseiller un représentant de Greenpeace. Le monde est compliqué, le monde est dangereux, mais nous avons tout ce qu'il faut pour permettre à la France de continuer à être le grand pays qu'elle est (...) Pour cela, soyons tous rassemblés derrière Nicolas".

"Je suis libéré de mes attaches, je suis libre", a ensuite lancé M. Sarkozy, encouragé par la foule des spectateurs qui s'est levée pour l'acclamer.

"Je ne veux pas être président de la République pour obtenir un statut mais pour changer les choses, pour répondre aux problèmes de la France et des Français. C'est pourquoi je suis allé dans cette campagne avec les rêves de jeunesse qui ne m'ont jamais quitté, avec ma longue expérience politique qui m'a tout appris", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy s'est à plusieurs reprises référé au "peuple", à la "nation", "à la morale", à la "volonté politique", à la nécessité de "remettre de la morale dans la politique".

"J'ai besoin de vous comme jamais un candidat n'a eu besoin du peuple à ses côtés. J'ai besoin de vous pour être le candidat du peuple de France", a déclaré M. Sarkozy à la fin de son discours. "La victoire est en vous! La victoire sera belle, parce que ce sera la vôtre".

"Il reste huit jours, huit jours pour faire de nos rêves une réalité, huit jours pour se lever, huit jours pour bâtir l'espérance dont la France a besoin. Huit jours pour dire ce que nous voulons pour nos enfants. Huit jours pour dire: 'la France est un vieux pays qui a encore tant de choses à dire au monde, tant de choses à dire à l'Europe', huit jours pour faire du travail, du mérite, de l'effort, de la récompense de l'humanisme des valeurs de la République française", a calculé le candidat de l'UMP.

"Huit jours, huit petits jours, pour créer les conditions d'un rassemblement immense, pour porter une majorité, pour construire pour les cinq années qui viennent le pays le plus prospère au monde", a ajouté M. Sarkozy.

Nicolas Sarkozy a conclu son discours ainsi :

Mes chers amis, nous voici arrivés au terme de cette campagne.
J’ai voulu la conduire conformément à l’idée que je me faisais de la fonction présidentielle. Des responsabilités qu’elle implique. Des devoir qu’elle impose. De la dignité qu’elle exige.
Je n’ai pas été épargné par les attaques personnelles. On a mis en cause ma probité. Mon intégrité. Mon honneur. Ma sincérité. Mon caractère. On a insinué que j’étais dangereux pour les libertés. On m’a soupçonné de vouloir mettre en place un Etat policier. On m’a accusé d’avoir exercé des pressions. On n’a jamais produit la moindre preuve ni le moindre indice, ni quoi que ce soit qui puisse étayer les accusations portées contre moi.
Je n’ai pas répondu aux attaques. Sauf pour dire, quand ces attaques sont devenues insupportables, que ceux qui les portaient n’avaient pas fait la preuve de tellement de vertus qu’ils puissent se permettre un tel mépris à mon égard.
Je ne les ai pas rejoints dans la boue où ils auraient voulu m’entraîner.
Ils n’ont pas changé.
Ce sont les mêmes que ceux qui en 1958 défilaient contre le Général de Gaulle en hurlant que le fascisme ne passerait pas.
En 1965, comme aujourd’hui, ils avaient fait au second tour une « coalition des républicains » contre celui qui n’avait jamais mis la République en danger et qui au contraire l’avait sauvée deux fois.

Je suis allé à Colombey, dans le silence et le calme, loin de ces agitations médiocres.
Sur le livre d’or du Mémorial de la Croix de Lorraine j’ai écrit :
« Je suis venu ici pour la première fois il y a 30 ans.
Rien n’a changé : ni la grande croix de Lorraine, ni l’austère grandeur du paysage ; ni le silence et le recueillement ; ni le sentiment éprouvé devant l’humble tombe du Général de Gaulle, dans le petit cimetière, qu’une grande vie c’est une vie mise au service de quelque chose de plus grand que soi ; ni la conviction qui m’est venue ici pour la première fois et ne m’a plus quitté que la France ne pourra pas disparaître tant que nous serons décidés à la maintenir comme un idéal pour les hommes et prêts à nous battre pour qu’elle vive. »

Et maintenant je n’ai plus que deux choses à vous dire, qui viennent du fond du cœur :

Vive la République !
Vive la France !

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