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09/05/2007

Dominique de Villepin : " je tourne une page, je vais en écrire une autre "

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"J'aurais voulu faire davantage mais j'ai fait tout mon possible", affirme le Premier ministre Dominique de Villepin dans un entretien paraissant dans "Le Figaro" mercredi, jour où il assistera à son dernier conseil des ministres.

Revenant sur son bilan après deux années passées à Matignon, M. De Villepin se décrit comme "un Premier ministre serein, qui a travaillé jusqu'au bout au service des Français". "La bataille pour l'emploi qui était la bataille majeure du gouvernement a été gagnée: le taux de chômage a baissé de deux points en deux ans", souligne-t-il. Et "les perspectives en matière de croissance et de désendettement sont meilleures".

"J'ai voulu sortir du champ d'action politique traditionnel de la droite en m'attaquant à la lutte contre les discriminations, à la réforme de l'éducation prioritaire, au renforcement des liens entre l'université et l'emploi", rappelle M. de Villepin, qui rend hommage à son équipe gouvernementale, "d'une qualité exceptionnelle".

"Aujourd'hui, nous avons réinvesti le champ social, humanitaire et culturel qui étaient auparavant l'apanage de la gauche", affirme-t-il encore.

Le chef du gouvernement, qui quittera Matignon la semaine prochaine, voit dans son action l'une des raisons de l'échec des socialistes, "qui n'ont jamais été une véritable force de proposition, capable d'apporter des solutions concrètes aux problèmes des Français".

Se gardant de "personnaliser" la défaite de Ségolène Royal, il ajoute: "la vérité, c'est que les propositions du PS sont depuis des années en profond décalage avec la réalité vécue par les Français".

"Nicolas Sarkozy a su ménager l'équilibre entre la reconnaissance du travail accompli depuis des années et l'aspiration au changement et à la rénovation", estime-t-il. "Nicolas Sarkozy était le candidat de ma famille politique. Les résultats que mon gouvernement a obtenus ont permis de crédibiliser son projet", assure-t-il. C'est la première fois qu'une majorité sortante se succède à elle-même depuis 30 ans", déclare le Premier ministre. "Ce choix audacieux était le bon: c'est l'un des enseignements de ce scrutin", concède-t-il, affirmant que le temps a permis d'apaiser les différends avec M. Sarkozy en les "rapprochant" sur "un certain nombre de grands sujets de politique intérieure ou étrangère".

Désormais, sa "très large victoire donne les coudées franches au nouveau président pour pouvoir imprimer sa vision et faire avancer les idées qu'il a défendues pendant la campagne (...) C'est l'occasion de faire bouger les lignes sur le plan politique", souhaite M. De Villepin. "Ses propositions ont été précises. La contrepartie de cette clarté, c'est la possibilité maintenant d'ouvrir les mains, de tendre les bras et d'appeler au rassemblement".

Dominique de Villepin se dit par ailleurs "frappé lors de (s)es récents entretiens avec Nicolas Sarkozy, encore samedi dernier, par la sérénité et la conviction avec lesquelles il aborde cette responsabilité présidentielle".

Dominique de Villepin rend par ailleurs hommage au président Jacques Chirac. Il "a permis à notre pays d'entrer de plain-pied dans le XXIe siècle. Il a réussi à maintenir, développer et moderniser le contrat social du pays tout en le modernisant". Et "sur le plan international, dans une période de dangers et de menaces, il a su garantir les intérêts supérieurs de la nation, réformer les armées, développer la crédibilité internationale de la France, affirmer à travers notre engagement contre la guerre en Irak notre vision d'un certain ordre mondial".

Dominique de Villepin se montre en revanche peu disert sur son avenir: "je tourne une page, je vais en écrire une autre. Je continuerai mes combats à ma place et là où je serai"."Je n'ai aucun a priori, je ne ferme la porte à rien", pas même à une carrière dans le privé, mais "je n'ai encore fait aucun choix", ajoute-t-il."Serein", il confie toutefois que sa tâche de Premier ministre a été rude. "Le miracle de Matignon, c'est de rester vivant" et "l'écriture m'y a aidé".Il poursuivra d'ailleurs ses écrits, avec une suite aux "Cent Jours" sur Napoléon et la publication de son journal à Matignon, "qui parle de tout sauf de politique".

Vous pouvez lire l'intégralité de l'entretien sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/ 

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