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10/05/2007

Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac

Le chef de l'Etat sortant et son successeur ont passé une partie de la journée ensemble à l'occasion de la cérémonie en mémoire de l'abolition de l'esclavage, affichant leur bonne humeur lors de cette sorte de passation de pouvoir anticipée.

Quatre jours après l'élection présidentielle, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont anticipé jeudi 10 mai sur la passation de pouvoirs qui verra le premier céder les fonctions de chef de l'Etat au second mercredi prochain.

C'est ensemble que le chef de l'Etat et son successeur ont célébré la deuxième journée nationale du souvenir de l'esclavage et de son abolition. Ensemble aussi qu'ils ont reçu à l'Elysée le chef de la majorité parlementaire libanaise, Saad Hariri, fils du Premier ministre assassiné Rafic Hariri.

Que le président sortant associe à ce point le président-élu à son agenda est du jamais vu sous la Ve république.

"Nous avons toujours su que Jacques Chirac voulait que ça se passe bien et que ça se passerait bien", explique-t-on à l'UMP. "Il en fallait une illustration."

De fait, les deux hommes on affiché leur complicité.

Souriants et détendus
 
C'est dans la même voiture qu'ils sont allés du Palais de l'Elysée au jardin du Luxembourg inaugurer une statue commémorant l'abolition de l'esclavage et qu'ils sont revenus à l'Elysée.

Les deux hommes sont apparus souriants et détendus et se sont mutuellement fait rire, lors de cette cérémonie.

Ils ont posé à plusieurs reprises pour les photographes - au Luxembourg, à leur arrivée à l'Elysée, puis quand Jacques Chirac a raccompagné Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée après leur entretien commun avec Saad Hariri.

Au-delà de cette complicité affichée, Nicolas Sarkozy, qui a fait campagne pendant des mois sur le thème de la "rupture" avec les politiques passées, a montré quelques signes de continuité.

Continuité sur le dossier libanais
 
La participation de ce pourfendeur de "la mode exécrable de la repentance" à la cérémonie du jardin du Luxembourg peut être interprétée comme une sorte d'hommage "au devoir de mémoire", dont Jacques Chirac a fait une constante de son double mandat.

Saad Hariri a pour sa part déclaré après son entretien avec les deux présidents que Nicolas Sarkozy l'avait assuré de la continuité de la politique française à l'égard du Liban.

"Le président-élu (...) a affirmé la nécessité de continuer les relations entre le Liban et la France de la même manière qu'elles étaient dans le passé avec le président Chirac", a-t-il dit. "La France a toujours eu des relations historiques avec le Liban et M. Sarkozy, le président-élu, va continuer, je crois de la même manière."

Nicolas Sarkozy a aussi "affirmé la nécessité" de mettre sur pied un tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri, a ajouté le chef de la majorité parlementaire au Liban.

La présence de Nicolas Sarkozy à cet entretien était "naturelle, compte tenu de l'importance du dossier libanais" et de l'engagement de la France dans la Finul et dans les efforts de mise sur pied d'un tribunal international, dit-on à l'Elysée.

Le 17 avril, lors d'une rencontre avec le président égyptien Hosni Moubarak en pleine campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déjà dit son souhait de poursuivre la politique "équilibrée" de la France au Proche-Orient.

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