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12/05/2007

L'UMP pourrait s'orienter vers une direction collégiale

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L'équipe dirigeante de l'UMP devait retrouver, dimanche 13 mai en début de soirée, Nicolas Sarkozy dans ses bureaux provisoires de la rue Saint-Dominique pour préparer le conseil national de l'UMP qui se tiendra lundi à Paris. En effet, huit jours après sa victoire à l'élection présidentielle du 6 mai, M. Sarkozy quittera lundi la présidence de l'UMP à l'occasion d'un conseil national de son parti, qui pourrait se doter d'une direction collégiale.


M; Sarkozy a été élu le 28 novembre 2004 à la présidence de l'UMP, fruit d'une fusion en 2002 du RPR, de Démocratie libérale et d'une partie de l'UDF à l'initiative de fidèles du président Jacques Chirac. Le nouveau président de la République avait annoncé pendant la campagne présidentielle qu'il démissionnerait de la présidence de l'UMP s'il était élu. Les statuts actuels de l'UMP prévoient que l'intérim soit assuré par le président délégué du parti, Jean-Claude Gaudin, jusqu'à l'élection d'un nouveau président lors d'un congrès initialement prévu en novembre prochain.

"RELANCER DES DISCUSSIONS INTERNES N'EST PAS LA PRIORITÉ"

Toutefois, selon des membres de la direction du parti cités vendredi par Le Figaro, Nicolas Sarkozy jugerait "problématique" qu'un président élu par les militants lui succède. Il est en effet bien placé pour savoir que la légitimité donnée par le vote des militants peut faire du président d'un parti majoritaire une sorte de concurrent du premier ministre et du chef de l'Etat. Lui-même en a joué pour imposer sa candidature en transformant l'UMP en une machine de guerre pour la conquête de l'Elysée.

A l'instar du député Eric Woerth, trésorier de l'UMP, des dirigeants du parti ont égalament fait valoir la nécessité de ne rien faire qui risque de nuire à la cohésion du parti majoritaire à l'aube d'une nouvelle législature. "Elire un nouveau président, ça va refractionner l'UMP alors qu'il faut maintenir son unité, compte tenu de l'ampleur du travail à abattre", a ainsi expliqué, dimanche, M. Woerth. "Relancer des discussions internes n'est pas la priorité."

JEAN-PIERRE RAFFARIN SE VERRAIT BIEN À LA TÊTE DE L'UMP

L'idée serait donc, si elle est retenue par Nicolas Sarkozy, de modifier les statuts de l'UMP lors de son prochain congrès pour lui donner une direction collégiale, "où les différentes sensibilités seraient représentées", explique Eric Woerth. Cette direction collégiale pourrait éventuellement être élue par les militants et un secrétaire général serait chargé de "faire marcher la boutique". Ce dispositif serait d'autant moins enclin à prendre son autonomie par rapport à l'exécutif que le poste de secrétaire général pourrait être confié à un proche de Nicolas Sarkozy.

Selon Eric Woerth, Brice Hortefeux, actuel ministre délégué aux collectivités territoriales, aurait le "bon profil". Ce serait, pour ce fidèle du nouveau président, un lot de consolation s'il n'est pas dans le prochain gouvernement. Mais l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a également déclaré être opposé à l'élection d'un nouveau président, ne cache pas qu'il se verrait bien à cette place. "Je ne l'exclus pas, je peux même dire que je souhaite être associé à cette nouvelle gouvernance de l'UMP", a déclaré le sénateur, qui a été reçu samedi par Nicolas Sarkozy.

Source : Le Monde 

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