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13/05/2007

Le président de l'UMP organise sa succession

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La création d'une direction collégiale, qui choisira un secrétaire général, doit être approuvée aujourd'hui par le conseil national du parti.

 
LES MILITANTS de l'UMP n'éliront plus leur président. « Si l'on gardait le système actuel, le successeur de Nicolas serait ipso facto tenté d'exercer un contre-pouvoir », fait valoir l'un de ses proches. Nicolas Sarkozy ne souhaite pas que s'installe une « cohabitation » entre l'Élysée et l'UMP.
 
Une quinzaine de responsables du parti, convoqués hier dans les bureaux provisoires de Nicolas Sarkozy, rue Saint-Dominique, ont eu la primeur du projet qu'il va soumettre aujourd'hui au conseil national du parti. Cette instance, qui compte plus de 2000 membres, élus ou de droit, est appelée à jouer un rôle essentiel. C'est elle qui élira une direction collégiale, laquelle choisira en son sein un secrétaire général pour « tenir la boutique », selon l'expression d'un sarkozyste.
 
Empêcher les conflits de fond
 
Le président de l'UMP démissionnant dès cet après-midi, Jean-Claude Gaudin, son vice-président, assurera l'intérim en attendant que la réforme des statuts soit soumise au congrès, qui devrait se réunir « à l'automne ». Un vote sans grand suspense, d'autant que Nicolas Sarkozy s'est employé hier à désamorcer les conflits potentiels.
 
Conflits de personnes, d'a­bord. Jean-Pierre Raffarin a tenté à plusieurs reprises de convaincre le président de l'UMP de lui laisser sa place. Hier matin, il a fait savoir sur France Inter qu'à défaut il se contenterait du titre de secrétaire général. « Je n'exclus pas, je peux même dire que je souhaite, être associé à cette nouvelle gouvernance de l'UMP, a-t-il expliqué, à la fois pour préparer les échéances électorales et puis, surtout, accompagner le pouvoir, aider le gouvernement dans son action de réforme. » Malgré sa bonne volonté, l'ancien premier ministre risque d'être une fois de plus déçu, puisque Nicolas Sar­kozy souhaite placer à la tête du parti son plus fidèle lieutenant, Brice Hortefeux.
 
Le nouveau président de la République veut également em­pêcher les conflits de fond au sein de la formation majoritaire. Une UMP divisée affaiblirait forcément l'exécutif. En septembre 2004, Nicolas Sarkozy s'était allié à Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, pour empêcher l'organisation des sensibilités du parti en « courants ». Alain Juppé, qui voulait les instaurer avant de quitter son fauteuil de président, avait dû s'incliner. Au grand dam de François Baroin, lui aussi partisan des courants.
 

Hier, rue Saint-Dominique, le nouveau chef de l'État a promis à François Baroin, mais aussi aux libéraux, attachés à leur spécificité, et aux centristes inquiets de l'émergence d'une UDF-bis, que « toutes les sensibilités de l'UMP seront représentées au sein de la direction collégiale ». C'est la seule concession qu'il a faite.

Source : Le Figaro 

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