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17/05/2007

Une page est tournée

François Fillon succède à Dominique de Villepin à Matignon. (Reuters)

Dominique de Villepin vient de quitter Matignon, la première page de mon engagement politique se tourne avec son départ. J'ai adhéré à l'UMP en 2004 pour soutenir l'action de Jacques Chirac et de ses gouvernements, j'ai évidemment appuyé l'action de Dominique de Villepin durant ces 2 dernières années. J'aurais aimé, je ne m'en cache pas qu'il aille plus loin et plus haut... dans le service de la France. Les circonstances ne l'ont pas permis, mais le Premier ministre comme le Pésident Chirac laisseront une empreinte durable dans le monde et en France.

Avec ces deux passations de pouvoir, une nouvelle ère s'ouvre, durant laquelle, je le crois, la France grâce à Nicolas  Sarkozy et son gouvernement poursuivra sa modernisation entreprise depuis 2002. D'immenses défis sont devant les français nous devons les surmonter. Pour appuyer cet effort de réforme je m'engage pleinement à ma modeste place dans la majorité présidentielle qui doit emporter les élections législatives. Pour la France.

Les discours du premier ministre sortant et de son successeur lors de la passation des pouvoirs à Matignon.

Note d'Alain Juppé en hommage à Jacques Chirac, le 17/05/07 :

Au revoir, Monsieur le Président !

C'est au printemps 1976, cher Jacques Chirac, que je vous ai rencontré pour la première fois.
C'était à Matignon. Vous étiez Premier Ministre et je venais d'entrer dans votre cabinet comme modeste conseiller technique.
Pendant plus de trente ans, à des postes divers, j'ai travaillé à vos côtés et je voulais vous dire aujourd'hui combien cette longue collaboration m'a donné de bonheur et fierté.
En vous regardant, tout à l'heure, quitter la cour de l'Elysée et la vie politique active, je pensais en moi-même que vous pouviez, vous, être légitimement fier de ce que vous avez fait pour la France et pour les Français.

Même vos adversaires s'accordent à reconnaître que vous avez porté haut et fort la voix de notre pays sur la scène internationale.
Partout à travers la planète, en Europe, en Afrique, dans le monde arabo-musulman, en Orient, en Chine ou au Japon, mais aussi en Amérique, vous êtes respecté et aimé parce que vous avez su, en des moments critiques, tenir le discours de la raison, de la lucidité et du courage.

Un seul exemple: votre combat, victorieux, pour le respect de la diversité des expressions culturelles. La convention internationale signée sous l’égide de l’UNESCO doit beaucoup à votre détermination personnelle, on le sait à travers la planète.

En France aussi, sur notre sol, votre action laissera une empreinte durable.

Mutation réussie de notre défense nationale, qualification française pour l’euro, sauvetage de l’assurance-maladie, réforme des retraites, plan cancer, recul de l’insécurité, notamment de l’insécurité routière… la liste est loin d’être exhaustive.

Je voudrais souligner deux aspects de votre engagement politique qui, à mes yeux, vous font particulièrement honneur : votre combat inlassable contre les extrémismes, le racisme, l’antisémitisme ; et votre croisade pour la sauvegarde de la Terre qui vous a conduit à faire inscrire dans notre constitution une charte de l’environnement qui fixe les droits et les devoirs environnementaux des citoyens. Une première dans les grandes démocraties.

Bien sûr, à côté des succès, il y a eu des échecs. Quel responsable politique peut se vanter de n’en avoir connu aucun ? Je laisse le soin à vos adversaires de les énumérer. Par les temps qui courent, ils ne manquent ni d’imagination ni de méchanceté. Cela passera.

Ce qui restera, c’est la relation personnelle, presque charnelle que vous avez su créer avec les Français. Vous leur avez dit que vous les aimiez. Ils l’ont senti. Ils vous le rendent. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Commentaires

Monsieur le Premier Ministre,

Cher François Fillon,

Nous avons fait un bout de chemin ensemble, aux côtés de Philippe Séguin, jusqu’à ce que vous ne rejoigniez, en 1995, le gourou de la secte de la pensée unique, Edouard Balladur, avec un certain Nicolas S...

Sans doute une erreur de parcours…

L’élection passée, vos idées gaullistes et sociales semblaient avoir survécues. Quelques années plus tard, la façon dont vous avez géré le dossier de la réforme des retraites paraissait plutôt le confirmer.

Aussi, votre attitude du printemps 2005 n’en fut que plus surprenante. Elle ne semble pouvoir s’expliquer que par la rancœur de ne plus être au gouvernement, d’avoir été remercié sans ménagement.

Si tel était le cas, vous obtenez aujourd’hui une belle revanche, mais à quel prix, et dans quelles conditions ? Je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler ce que le Président de la République disait de vous il y a 4 ans à peine…

Si votre pensée et votre philosophie demeurent cependant intactes, serez-vous en mesure, demain, de faire entendre votre voix entre un Président omniprésent, qui semble vouloir vous ravir votre rôle, et les quelques fortes personnalités qui devraient entrer au gouvernement ?

Bon courage, monsieur le Premier Ministre !

Écrit par : Républicain | 17/05/2007

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