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24/05/2007

Nouvelle gouvernance de l'UMP : Jean-Pierre Raffarin remet ses propositions

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Mon point de vue :

Cette réforme (voir ci-dessous) permet indiscutablement la représentation et l'expression de toutes les sensiblités de notre mouvement, le suffrage des militants semble être repecté puisque un vote de confiance aura lieu pour l'approbation de la future direction. L'essentiel au final est de savoir quels sont les hommes et les femmes qui dirigeront le mouvement, ceux-ci devront montrer leur volonté de rassembler et d'ouvrir le mouvement, je doute que Messieurs Devedjian et Longuet issus tous deux d'Occident soient les mieux placés. Présent dans cette direction au poste le mieux situé dans l'organigramme de l'UMP, M. Devedjian devrait représenter la sensibilité gaulliste issue du RPR puisqu'il en était cadre, comment celui qui a rencontré son épouse dans un meeting de Lecanuet en 1966 ( http://www.lexpress.fr/info/region/dossier/antony/dossier... ), comment celui qui a fait partie d'Occident avec Messieurs Longuet, Madelin, Goasguen et Novelli, comment celui qui est un dirigeant de Mouvement Européen pourrait incarner au sein du mouvement populaire la sensiblité de ceux qui ont une certaine idée de la France ?

 
 
Par Jean-Pierre Raffarin
 
Ancien Premier ministre

http://www.carnetjpr.com - Jeudi 24 mai 2007

Suite à la mission de réflexion sur l'avenir de la gouvernance de l'UMP qui m'a été confiée il y a une dizaine de jours, j'ai rendu les propositions suivantes à Jean-Claude Gaudin, le nouveau président de notre mouvement.

NOTE DE CONCERTATION SUR LA NOUVELLE GOUVERNANCE DE L’UMP

Cette concertation pourra s’appuyer sur le constat suivant :

- L’élection du Président de l’UMP à la Présidence de la République est un événement inédit dans la jeune histoire de l’UMP. Elle nous impose une mutation.
- Cette mutation doit être démocratique, efficace et cohérente avec les engagements de notre Président.
- Le temps est maintenant au travail, les débats électoraux s’achèveront avec les élections législatives. Les Français ne comprendraient pas que la nouvelle majorité se disperse dans des compétitions internes au lieu d’engager promptement les réformes.
- Le leader naturel de l’UMP est Nicolas SARKOZY, une autre personnalité dans le parti ne saurait avoir une légitimité égale à la sienne dans l’UMP.
- La nouvelle direction de l’UMP devra donc être collégiale, aucune personnalité ne pouvant exercer à elle seule les mêmes pouvoirs que le Président sortant.
- Les nouveaux statuts ont vocation à être adoptés démocratiquement par le vote de tous les militants. Dans sa nouvelle organisation, l’UMP doit rester fidèle à sa culture démocratique qui place la participation de ses militants au centre de sa gouvernance.
- Pour autant, il ne s’agit pas de supprimer l’élection du président de l’UMP au suffrage universel direct des militants mais seulement de prévoir une gouvernance alternative lorsque le Président de la République est originaire de l’UMP. Dans une autre hypothèse, les statuts actuels seraient, de nouveau, en vigueur.
- Dans notre nouvelle situation politique, l’UMP doit s’affirmer libre et loyale, débattant fréquemment des choix politiques, multipliant les initiatives de terrain et renforçant ses structures. Toute pause serait un déclin. L’enthousiasme né de l’élection du Président de la République offre un formidable potentiel de développement pour l’UMP.
- L’UMP, consciente de son rôle à l’occasion du lancement de la campagne de Nicolas SARKOZY, le 14 janvier 2007, grâce à la puissance de son unité, se doit aussi d’être fidèle à sa diversité fondatrice, l’alliance entre Gaullistes, Centristes et Libéraux.
Compte tenu de ce constat, et après avoir entendu plusieurs responsables du mouvement, des propositions de réforme sont présentées ci-dessous :

Une gouvernance moderne, démocratique et efficace de l’UMP doit reposer sur un partage des responsabilités. Celui-ci pourrait être obtenu grâce à un équilibre réalisé entre les instances délibératives et la fonction exécutive.

I. UNE PRÉSIDENCE COLLÉGIALE POUR LES DEBATS ET LES PROJETS

Une Présidence collégiale du Conseil national et du Bureau politique, composée d’un Président et de deux Vice-Présidents, pourrait être de nature à assurer la vitalité et la qualité du travail au sein de nos instances.

Cette présidence des instances pourrait avoir pour mission de gérer les relations avec les partis de la majorité présidentielle et de veiller à la cohérence entre l’action du mouvement et celle du Président de la République et du Premier ministre.

Cette présidence collégiale représenterait le mouvement auprès de nos partenaires européens et étrangers. Elle arbitrerait les conflits. Elle serait pour l’essentiel une force de propositions et d’accompagnement pour l’exécutif. Ses relations avec le Premier ministre seront donc privilégiées. Elle pourrait également recevoir pour mission d’associer les centaines de milliers de militants à la politique du gouvernement en inventant de nouveaux mécanismes de « participation démocratique » et de préparer les projets pour les échéances à venir, notamment celles de 2008 et 2010.

II. UN SECRÉTARIAT GÉNÉRAL RESPONSABLE DE LA VIE QUOTIDIENNE DU MOUVEMENT

Un secrétariat général de l’organisation, composé d’un Secrétaire général et deux Secrétaires généraux adjoints assurerait la vie quotidienne du mouvement. Il serait, en particulier, compétent pour gérer le fonctionnement des fédérations et l’animation du mouvement. Il préparerait les prochaines échéances électorales et assumerait le travail de renouvellement des différentes équipes politiques territoriales. Une politique innovante de formation serait de sa responsabilité.

III. UN MODE DE DÉSIGNATION CONFORME À NOTRE CULTURE DÉMOCRATIQUE

L’ensemble des six personnalités qui serait amené à composer, collégialement, la direction de l’UMP pourrait faire l’objet d’une proposition du Bureau politique. Cette liste ferait l’objet, ensuite, d’un vote de la part du Conseil national. Une fois élue, cette liste proposerait son programme à un vote de confiance de l’ensemble des militants.

Cela signifierait que les militants seraient doublement associés à cette nouvelle gouvernance, d’abord à travers l’adoption de la réforme des statuts, ensuite à travers le vote de confiance nécessaire à la nouvelle équipe ratification. En fonction des objectifs poursuivis, la liste de l’équipe dirigeante proposée par le Bureau politique pourrait, également, comprendre les deux porte-parole et le trésorier.

Pour des raisons d’efficacité, les fonctions de membres de l’équipe dirigeante et de membre du gouvernement pourraient être considérées comme incompatibles.

Ces propositions ont l’ambition d’être utiles à la mutation de notre mouvement afin de lui permettre de demeurer fidèle à son pacte fondateur de diversité et de participer, dans la fidélité, à la réussite de l’action du Président de la République, pour la France.

Commentaires

Raffarinades en cascade…

Jean-Pierre Raffarin vient de rendre ses conclusions sur une réforme des statuts de l’UMP.

Il a, à cette occasion, tenté de retrouver ses talents de vendeur, souhaitant nous faire avaler son projet comme on aurait bu, il y a quelques années, son dernier «arabica».

Bien évidemment, JPR a simplement été chargé de mettre en musique et d’assurer la promotion marketing et commerciale d’une réforme que d’autres ont imaginé et qui était évoquée avant même que la mission lui soit confiée. La ficelle est un peu grosse…

Les choses sont pourtant simples. Nicolas Sarkozy sait parfaitement qu’il a été le candidat de la majorité aux présidentielles parce qu’il avait réalisé une superbe OPA sur l’UMP quelques années auparavant.

Il faut donc absolument éviter que cela ne se reproduise, s’assurer qu’aucun rival ne puisse émerger tant que le Président de la République ne l’aura pas décidé.

Pour cela, il y a deux solutions, la plus noble (tenir ses engagements, «tout dire avant pour tout faire après»), et la plus sûre (supprimer le poste de Président de l’UMP et faire que les poids lourds, ministres, ne puissent participer à la direction collégiale).

La seconde solution a bien entendu été choisie, en parfait accord avec les premiers jours de présidence qui laissent à penser que le Premier Ministre ne sera que le chef d’un pool de «secrétaires de luxe» que seront les ministres (comment seront traités les parlementaires que nous élirons le 17 juin prochain ???).

Sous ces contraintes, Jean-Pierre Raffarin a produit un texte merveilleux, plein de contre-vérités et de contradictions, commenté de façon polémique, mais tellement réaliste, par Christophe Carignano.

Écrit par : Républicain | 27/05/2007

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