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31/05/2007

La dangereuse stratégie de M. Bayrou

Djamel Bouras, ex-judoka et candidat du MoDem, aux côtés de François Bayrou, le 24 mai 2007 au Zénith de Paris. | AFP/MEHDI FEDOUACH

Djamel Bouras est candidat aux élections législatives de 2007 en Seine-Saint-Denis avec le parti de François Bayrou, le MoDem. À plusieurs reprises, Djamel Bouras a exprimé explicitement des opinions antisionistes, anti-juives et pour un islam radical et communautaire :

« Je tiens à remercier Dieudo, cet homme libre. J'espère que vous allez continuer à le soutenir. Il y a certaines puissances qui nous font beaucoup de mal ».

 

Corinne Lepage, membre du Modem, a dit "regretter profondément" cette désignation tandis que Patrick Klugman, vice-président de SOS Racisme, se disait "très choqué"[6] par l'investiture, ajoutant : « Bayrou a beau jeu de critiquer le communautarisme, il présente de nombreuses candidatures ethniques en banlieues ».

M. Bayrou commet un acte détestable en agissant ainsi, ce qui n'est pourtant pas étonnant quand on sait que le Président du MODEM a refusé de voter la loi interdisant les signes religieux ostensibles à l'école, la seule loi ayant recueilli les suffrages de la majorité et de l'opposition réunies lors de la dernière législature.

L'investiture de Djamel Bourras renforce en plus de cela le communautarisme de la société française. Qui peut croire que M. Bayrou a choisi M. Bouras pour sa  compétence politique -il n'en a aucune ! - ? Disons le franchement, il recherche simplement à flatter les appartenances communautaires de certains français.

En agissant de la sorte il ébranle notre socle républicain, ce qui est paradoxal venant d'un homme qui a présenté le candidat Sarkozy comme un danger pour la République lors de la campagne présidentielle.

M. Bayrou ne respecte pas l'identité de la France et son exception, il promeut l'antisémitisme et l'Islam commnautaire en choisissant M. Bouras, il ruine l'influence française au Parlement européen en retirant ses députés européens du groupe PPE, il souhaite empêcher les réformes dont la France a besoin pour se relever en refusant le fait majoritaire propre à la Vème République, tout son projet politique va contre la France son unité et sa grandeur lorqu'il défend une Europe fédérale ou la charte des langues régionales. http://pourlafrance.hautetfort.com/archive/2007/04/04/fed...

Bayrou est néfaste pour la France, il doit échouer lamentablement, pour la France. 

Législatives : une vague bleue ?

Sondage : l'UMP se dirige vers une écrasante majorité

Selon une enquête TNS-Sofres-Unilog pour « Le Figaro », RTL et LCI, l'UMP écraserait la gauche aux élections législatives.

VERRA-T-ON une immense vague bleue les 10 et 17 juin ? Avec 42 % des voix et une projection en sièges comprise entre 410 et 430 députés UMP, Nicolas Sarkozy et François Fillon sont bien partis pour gagner leur pari. Sans atteindre le score historique de 1993 (472 députés de droite avaient été élus), le chef de l'État et son premier ministre se retrouveraient, dans cette configuration, avec une chambre « bleu horizon ».

Selon le baromètre des législatives TNS-Sofres-Unilog, groupe Logica-CMG, le président de la République obtiendrait une très large majorité à l'Assemblée nationale. Plus qu'une confirmation de sa victoire à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy verrait ainsi valider par les Français sa stratégie « d'ouverture ».

Signe du désarroi que provoque « l'ouverture » chez les électeurs de gauche : c'est chez eux que la démobilisation est la plus forte. La baisse de l'intérêt pour ces élections des 10 et 17 juin est particulièrement sensible chez les électeurs de l'opposition. Tout se passe comme si une partie des sympathisants socialistes avait déjà intériorisé la défaite. Manifestement, l'entrée dans le gouvernement Fillon de personnalités de gauche - à commencer par le très médiatique Bernard Kouchner - a semé le trouble chez les sympathisants socialistes et leurs alliés. Plus globalement, les Français n'ont pas envie de refaire le match de la présidentielle. Comme en 2002 après la réélection de Jacques Chirac, ces élections législatives fonctionnent comme une élection confirmation. À l'époque, 365 députés UMP avaient été élus.

Une confirmation qui prend, selon notre sondage, des allures de raz de marée. La poussée en faveur de l'UMP s'effectue au détriment du MoDem de François Bayrou. La faible notoriété des candidats bayrouistes, qui, pour un grand nombre d'entre eux, se présentent pour la première fois, semble un handicap. Dans cette enquête, on a recueilli les intentions de vote en soumettant aux Français interrogés la liste des candidatures définitives (avec nom des candidats) dans chaque circonscription. Résultat : le MoDem tombe à 10 % et à une fourchette de deux à six élus.

Privé de groupe parlemen­taire à l'Assemblée, François Bayrou pourrait assister parallèlement à la naissance d'un groupe de dissidents UDF ralliés à Nicolas Sarkozy. Selon les projections, le Nouveau Centre (Parti social libéral et européen) fondé par Hervé Morin obtiendrait de 20 à 22 élus. Une humiliation supplémentaire pour le troisième homme de la présidentielle.

Au PS, on espère un sursaut

À gauche, le PS est crédité de 27 %. Un score supérieur à celui de Ségolène Royal au premier tour. Mais la projection se situe entre 101 et 142 sièges, donc légèrement au-dessous du groupe PS sortant, qui compte 149 députés et apparentés. Quelques figures socialistes ont donc du souci à se faire : Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire), Jean-Louis Bianco (Alpes-de-Haute-Provence), André Vallini (Isère), Christiane Taubira (Guyane) voire Jack Lang dans le Pas-de-Calais. Au siège du PS, on espère un sursaut. Ségo­lène Royal est arrivée en tête dans 200 circonscriptions.« On travaille à partir de cette base pour maintenir le même nombre de députés », fait-on valoir au PS.

Reste une autre confirmation : la dégringolade du Front national. Avec 4 % d'intentions de vote, le parti de Jean-Marie Le Pen se remarginalise. Il revient à son étiage du début des années 1980.

Source : Le Figaro 

Les français font donc le bon choix, ils souhaitent donner une majorité claire au Président et au gouvernement afin qu'ils mènent l'action de modernisation et de réforme dont la France a besoin. On peut noter aussi l'échec de la stratégie de François Bayrou, dans notre système institutionnel une troisième force ne peut émerger. C'est une bonne chose, face aux défis auxquels elle est confrontée, la France a besoin de stabilité et de continuité dans la réforme, c'est un avantage considérable de la Vème République qui ressortira renforcée par ces élections.

30/05/2007

Un nouveau blog ami et une nouvelle baisse du chômage : deux bonnes nouvelles

Je vous invite à visiter ce nouveau blog :

http://voce-popolare.hautetfort.com/

Un autre regard sur l'actualité, vous pouvez aussi redécouvrir cet autre blog ami :

http://valeursdedroite.hautetfort.com/

Le taux de chômage en baisse à 8,2% fin avril, selon le gouvernement

Le taux de chômage en France s'établissait à 8,2% de la population active à la fin du mois d'avril dernier -en recul de 0,1 point par rapport à mars- selon les chiffres diffusés mercredi soir par le ministère de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, sur la base des estimations provisoires de l'INSEE.

Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie 1 décroît de 11%, selon le communiqué du ministère.

Le Président et le gouvernement défendent l'agriculture française

http://www.eu2005.lu/pictures/savoir_lux/images/economie/agriculture.jpg

Dans l'entretien (ci-dessous) accordé au journal Le Monde, la ministre de l'agriculture, Christine Lagarde, défend la position du Président Nicolas Sarkozy, qui hier affirmait que la France n'accepterait pas de mettre fin à certaines protections de son agriculture à l'OMC sans que d'autres pays fassent une démarge similaire. Je teins aussi à affirmer qu'il serait dangereux d'abandonner notre agriculture dans un monde où la population ne cesse de croître et par voie de conséquence où les besoins en nourriture s'intensifient. Il serait absurde que la France renonce à cet avantage agricole c'est à dire finalement à son indépendance alimentaire et à un outil de puisssance considérable dans le monde d'aujourd'hui.

Christine Lagarde : "accepter les propositions actuelles à l'OMC reviendrait à capituler"

Vous êtes ministre de l'agriculture. Comment la France en est-elle arrivée à mettre en balance son veto dans les négociations de l'OMC ?

Tout naturellement. La déclaration de Nicolas Sarkozy correspond à la pensée qu'il a exprimée pendant toute la campagne présidentielle. Il a, mardi, de manière classique en ce qui le concerne, articulé les enjeux, la méthode, le principe et la limite.

Le principe est simple : c'est celui de la réciprocité, il n'est pas question de brader l'agriculture européenne. Dans les propositions actuelles, les bénéfices sont absents pour les pays développés, et les avantages inexistants pour les moins développés. L'offre est timorée sur les services, sans intérêt pour l'industrie et dans le domaine agricole, les propositions des Etats-Unis ne leur coûtent rien.

Si le principe n'est pas respecté, si les intérêts européens sont exclus, alors la limite, c'est l'utilisation de la gamme de moyens juridiques existants, donc le veto.

Je considère que l'attitude française est rassurante, tout autant pour nos partenaires que pour le négociateur européen.

La France aura-t-elle, in fine, besoin d'exercer son veto ?

J'aurai l'occasion d'expliquer la position de la France et de recueillir des avis, jeudi, à Bruxelles, auprès de la commissaire à l'agriculture et du commissaire au commerce, et le lendemain en Allemagne.

 
Propos recueillis par Laetitia Clavreul

La nation est de retour

http://media.ironie.org/img/gif/drapeau_france.gif
Analyse
 
LE MONDE du 30/05/07
 
La nation est de retour, par André Fontaine
 
Tant d'élections ont eu lieu de par le monde depuis l'invention du suffrage universel que, à chacune de ces mises à l'épreuve, les candidats ont de plus en plus de mal à imaginer thèmes de campagne et slogans séduisants. C'est ainsi que Ségolène Royal a signé des millions de tracts et d'affiches au nom d'une "France présidente" dont personne ne sait ce qu'elle signifiait au juste. Il en va tout autrement du pavé que Nicolas Sarkozy a lancé dans la mare avec l'annonce qu'il comptait confier "l'immigration et l'identité nationale" à un ministre particulier. Il a plus que tenu parole, puisque l'impressionnant Brice Hortefeux y ajoute les portefeuilles de l'intégration et du développement. En rassurant de nombreux électeurs de droite qui ne votaient FN que faute de mieux, le nouveau petit caporal pourrait bien s'être assuré le succès stratégique décisif qui lui a permis de l'emporter largement.
 
La nation est de retour, et pas seulement en France. Le discours de Jean-Marie Le Pen "recueille d'autant plus d'échos, avait pu écrire, en 1997 dans Vive la nation, ce rénovateur de la géographie qui a pour nom Yves Lacoste, qu'il est lancé dans le silence que l'on fait, à droite comme à gauche, sur la nation. Loin d'être gêné par ses outrances, Le Pen s'en sert pour être le seul à tenir le discours qu'il prétend national. En effet, ceux qui voudraient parler de la nation autrement y renoncent pour ne pas avoir l'air de reprendre à leur compte des propos scandaleux, mais aussi faute d'une argumentation efficace pour contrer celle du Front national".
 
Si pourtant un pays peut se prévaloir d'une forte identité, c'est bien le nôtre ! Comme l'a montré Colette Beaune dans Naissance de la nation française (Gallimard 1985), le sentiment national français ne date pas d'hier. Il "s'est construit lentement durant tout le Moyen Age, cet Etat de hasard qu'était à l'origine le royaume capétien voyant ses limites reconnues comme idéologiquement nécessaires".

A cette époque, les nations les plus chrétiennes s'imaginaient volontiers sous les traits de lions, d'aigles, de léopards et autres bêtes de proie. Les lys de l'écu de France étaient plus pacifiques, mais il arrivait au coq gaulois de donner dans l'arrogance, les querelles dynastiques, les énormes ambitions territoriales qui le faisaient détester. Il y a eu cependant peu d'Etats où la Renaissance ait mieux mérité son nom, aucun autre dont le roi ait eu autant de titres à se comparer en toute simplicité au Soleil. Où un empereur, qui, Taine dixit, aimait la France comme un cheval, ait conquis la quasi totalité de l'Europe, assurant que "le plus beau titre sur la terre est d'être né français". Il est vrai que, né un an plus tôt, lui-même n'aurait pas eu ce privilège.

Michelet a porté cette exaltation à son zénith dans son célèbre Tableau de la France en écrivant que, "si les nations peuvent se classer comme des animaux, la France, elle, est une personne". Une femme, cela va sans dire, et la beauté même. Le général de Gaulle la comparera à "une princesse des contes", à une "madone aux fresques des murs (...) vouée à une destinée éminente". Fernand Braudel, le génial historien de l'école des Annales, écrira en 1986 en tête de son énorme Identité de la France : "Je le dis une fois pour toutes : j'aime la France avec la même passion, exigeante et compliquée, que Jules Michelet. Sans distinguer entre ses vertus et ses défauts, entre ce que je préfère et ce que j'accepte moins facilement."

Plus personne aujourd'hui ne songerait à employer ce langage, mais en même temps c'est un fait que les idéologies antinationales qui s'étaient massivement développées en Europe à partir des révolutions de 1848 et de 1917 ont perdu énormément de terrain. Le Parti communiste français, qui, sur l'incitation de Staline, avait abandonné, en 1935, son antimilitarisme originel pour se rallier à la notion de défense nationale, avait recueilli 28,2 % des voix aux législatives de 1946. La souriante Marie-George Buffet a dû se contenter, cette année, de 1,93 % ! Et les Démocrates de gauche italiens, derniers héritiers du plus puissant Parti communiste de la diaspora (34,4 % des voix aux législatives de 1976), s'apprêtent à fusionner avec la Démocratie chrétienne !

ORGANISER UN PEU LE GLOBE

La Chine, seule avec la Corée du Nord, le Vietnam et Cuba, à se réclamer encore du communisme, a tendance à lui préférer le veau d'or et une nouvelle forme du "nationalisme intégral" cher à Maurras. La Russie cherche facilement des poux dans la tête de ses voisins ex-soviétiques. On nous fait souvent remarquer que les conflits qui ensanglantent, des confins indo-pakistanais au Levant, à la corne de l'Afrique, une grande partie de l'Orient, sont essentiellement de nature religieuse et non nationale. Ce n'est que partiellement vrai, dans la mesure où le djihad a pour objectif déclaré le départ du "dar el Islam" des "juifs" et des "croisés" et où la moitié des Palestiniens se refusent à donner à leur cause une autre dimension que nationale. Et l'Iran mélange agréablement les deux facteurs, en y introduisant un aspect nucléaire annonciateur des peurs de demain.

L'Afrique n'est pas mieux lotie où, du Nigeria au Biafra, du Rwanda au Darfour et à la Somalie, il y a toujours plusieurs guerres, civiles ou non, la plupart du temps très meurtrières, dont les casques bleus sont loin de venir à bout. La Colombie s'enfonce dans une guerre interminable et Hugo Chavez, le maître du Venezuela, se pose de plus en plus en héritier de Fidel Castro. Nulle part n'a vraiment vu le jour un regroupement fédéral, de quelque ampleur, pas même en Europe, où les pères fondateurs des années 1950 croyaient bien pourtant la partie gagnée.

L'élargissement, les vetos français et néerlandais de 2005, l'allergie à toute délégation de souveraineté d'une Grande-Bretagne plus fière d'elle que jamais, enlèvent toute vraisemblance au grand rêve des années Jean Monnet. Mais, en même temps, le poids de l'Amérique n'est plus ce qu'il était, les Nations unies sont trop atomisées pour faire face aux innombrables défis du monde contemporain, pour qu'on puisse se passer d'organiser un peu le globe.

L'accord récent sur l'Irlande du Nord, la relance européenne que Paris et Berlin appellent de leurs voeux, la détermination de la chancelière Angela Merkel vont dans le bon sens. Ce serait bien le diable si Gordon Brown, le nouveau chef des travaillistes, qui s'apprête à succéder à Tony Blair à la tête du gouvernement britannique, ne parvenait pas à s'entendre avec la dynamique équipe qui vient de s'installer au pouvoir à Paris avec, entre autres ambitions, cellle de réconcilier le pouvoir, la nation et l'Europe.

André Fontaine

Article paru dans l'édition du 30.05.07 du journal Le Monde

29/05/2007

Donner une majorité au Président Sarkozy

Une majorité pour la réforme

Nicolas Sarkozy a demandé mardi aux Français de lui "renouveler leur confiance" en lui donnant "une majorité pour gouverner" lors des élections législatives des 10 et 17 juin.

"Françaises, Français, je vous demande de donner une majorité à la France pour qu'elle puisse avancer. Elle ne peut plus attendre cinq ans de plus dans l'immobilisme", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une "réunion républicaine" au Havre (Seine-Maritime).

"Il vous reste deux semaines pour choisir. Il vous reste deux semaines pour parachever l'impensable révolution que vous avez accomplie le 22 avril et le 6 mai. Il vous reste deux semaines pour décider ou non de me renouveler votre confiance", a ajouté M. Sarkozy.

Le chef de l'Etat a mis en garde contre le risque d'une nouvelle cohabitation. "De deux choses l'une: ou bien une majorité présidentielle qui a choisi de me soutenir est élue, et le projet que vous avez approuvé lors de l'élection présidentielle pourra être mis en oeuvre. Ou bien la majorité qui s'installe à l'Assemblée nationale s'oppose à ce projet, et alors commence une cohabitation avec son cortège de conflits larvés et de paralysie", a-t-il averti.

"Françaises, Français, je vous demande de me donner la majorité dont j'ai besoin pour gouverner et pour tenir les engagements que j'ai pris envers vous", a conclu M. Sarkozy.

Mobilisons-nous pour lui donner cette majorité qui permettra de poursuivre la modernisation de la France.

Le Président promet la rigueur, pas le rationnement budgétaire

Nicolas Sarkozy reconnaît que l'endettement de la France est "excessif" et promet une gestion rigoureuse des finances publiques mais pas au prix d'un "rationnement budgétaire (...) sans discernement".

"La rigueur dans la gestion de nos finances publiques doit être une priorité. Notre endettement est excessif", a déclaré le nouveau chef de l'Etat lors d'une réunion publique au Havre, dans le cadre de la campagne des élections législatives.

Devant environ 5.000 personnes, le président de la République a rappelé que la France avait pris des engagements auprès de ses partenaires européens en matière de maîtrise des déficits et de la dette publics, et qu'elle avait "accepté une discipline".

Il a assuré qu'il ne fallait pas compter sur lui "pour la démagogie, pour le laxisme, pour la fuite en avant" et qu'il ferait les choix "nécessaires (...) même s'ils ne sont pas populaires, même s'ils sont difficiles".

"Mais que l'on ne compte pas non plus sur moi pour mettre en oeuvre une politique d'austérité et de sacrifice qui étoufferait l'activité, qui détruirait l'emploi, qui diminuerait le pouvoir d'achat et qui ferait porter une fois encore aux plus modestes et aux classes moyennes tout le poids de la rigueur", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"Que l'on ne compte pas sur moi pour faire des fonctionnaires des boucs émissaires de la faillite de nos finances publiques, dont ils ne sont pas responsables", a ajouté le chef de l'Etat.

La France doit respecter ces engagements et cette discipline", a-t-il fait valoir. "Mais il ne s'agit pas de se laisser aller une fois de plus à cet expédient absurde du rationnement budgétaire qui coupe sans discernement dans les dépenses et qui, au bout du compte, engendre plus de gaspillages que d'économies."

Il a estimé que ce sont les réformes qui permettront de réduire "durablement le déficit et la dette" en faisant des économies tout en stimulant la croissance et en augmentant les recettes de l'Etat.

"Il s'agit de réformer l'Etat, de changer nos méthodes en profondeur, d'introduire partout la culture du résultat et de l'évaluation, de mesurer l'efficacité de la dépense, de faire en sorte que plus aucun euro d'argent public ne soit gaspillé, que l'investissement remplace le fonctionnement, que les dépenses d'avenir se substituent à celles du passé", a-t-il expliqué.

La déduction des intérêts "s’appliquera à tous"

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, veut appliquer la déduction des intérêts d’emprunts immobiliers.

« Cette déduction je l’ai promise et je la ferai », a assuré le président de la République lors d’une réunion républicaine de l’UMP au Havre. « Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours ».

Sources : Le Figaro, Reuters, AP 

28/05/2007

Le combat républicain contre Djamel Bouras prend de l'ampleur... même au MODEM !

Image:050903 Paris 002 Mme la Republique.JPG

Je viens de recevoir le message de l'auteur d'un blog centriste qui refuse le choix de Djamel Bouras fait par Bayrou pour représenter le MODEM en Seine-Saint-Denis. Voici l'adresse du blog de ce miltant du MODEM sur lequel vous trouverez une pétition contre Djamel Bouras et les valeurs nauséabondes qu'il défend :

http://olivierboiz.skyblog.com/

Voici la note de ce blogeur voulant l'éviction de Djamel Bouras du MODEM et la pétition contre ce dernier :

Suite à la présence de Djamel Bouras sur les listes UDF-MD pour l'élection législative, j'ai décidé de mettre en place une pétition.
Il vous suffit juste de marquer votre nom et prénom et de vous exprimer sur ce choix de l'UDF-Modem. Je précise que j'ai validé un formulaire de "pré-adhérent".

VOUS POUVEZ RETROUVER MA PETITION SUR LE BLOG DE JULIEN POUILLET, REPRESENTANT DES JEUNES UDF MODEM DE MONTEVILLIERS ( SEINE MARITIME) :

http://julienpoullier-aucentre.hautetfort.com/

Voici la pétition :

"A l'attention de monsieur Bayrou,

Suite à la présence de Djamel Bouras sur les listes UDF-Modem, nous tenons à vous exprimer notre stupéfaction ainsi que notre indignation. Pour expliquer nos sentiments, il nous suffit de rappeler certaines actions de cet individu :

- En 2004, Djamel Bouras manifeste avec Dieudonné devant les batiments du CSA pour apporter son soutien à la chaîne Al manar. Ce canal libanais avait diffusé le feuilleton à caractère antisémite Diaspora (inspiré du livre antisémite : Les protocoles des sages de Sion).

- En Janvier 2004, il avait participé à une manifestation contre la loi sur l'interdiction des signes religieux organisée par un groupuscule d'extrémistes du nom de Parti des Musulmans de France.

- Lors d'une émission "Tout le monde en parle" de Thierry Ardisson, Djamel Bouras exprime des propos ambigues à l'égard de Michel Boujenah et Enrico Macias*.

Pour toutes ces actions, nous pensons que Djamel Bouras ne doit pas représenter notre parti à l'élection législative. Nous demandons son éviction de la liste des candidats UDF- Mouvement Démocrate pour cette élection."


* Cette vidéo est disponible sur le site internet Dailymotion.

Olivier

Si vous voulez plus d'informations à ce sujet, vous pouvez me contacter sur ma messagerie :

oliviersf747@hotmail.com

Fédéralisme et régionalisme : les dangers du centrisme

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"Je crois, nous sommes nombreux à croire que la France, en tant que Nation, a un bel avenir devant elle ; qu'elle n'est pas condamnée à disparaître, prise en tenailles entre le fédéralisme européen et le régionalisme séparatiste."  Ces mots sont ceux d'Alain Juppé lors de son discours le jour de la création de l'UMP. A la veille des élections il est important de rappeler ce message. Le fédéralisme et le régionalisme sont deux notions étrangères à la conception gaulliste plus largement républicaine de la nation unitaire française.

Aujourd'hui un homme est le héraut de ces deux notions dangereuses pour la France. Celui-ci est ouvertement partisan d'une Europe fédérale supérieure  aux nations qui la composent, il l'affirmé à plusieurs reprises, c'est la tradition de sa famille politique. Une famille politique qui a toujours refusé que la France exerce son rôle de grande puissance. A l'instar de Giscard d'Estaing affirmant que la France était "une puissance moyenne", ou de Lecanuet qui a combattu la politique de la grandeur menée par Général de Gaulle.

François Bayrou -puisque c'est de lui dont il s'agit- est aussi un fervent régionaliste. Il souhaite que la France signe la Charte européenne des langues régionales qui permettra comme l'affirme Nicolas Sarkozy :"à un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, de décider qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.

[Car il faut que vous sachiez], qu'au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. La France est une terre de liberté, où aucune minorité n’est opprimée. Il n'est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe."

Leur enseignement doit être correctement pris en charge par l’éducation nationale. On doit soutenir leur pratique et leur diffusion. Mais nous ne voulons pas de cette logique de confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes qui veulent en finir avec l’unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants.

Il ya une véritable fracture ici entre l'UMP et le centrisme version MODEM, l'un défend l'unité de la France l'autre la met à mal.

"Ma patrie c'est la langue française" disait Camus. La langue française est une condition de l'unité nationale, nous ne pouvons pas l'oublier, il en va du sort de la France. Le centrisme est un danger pour la France, il doit échouer, votez pour les candidats de la majorité présidentielle. Pour la France.

Giscard, Chirac, Pasqua : les trois styles de Nicolas Sarkozy

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Sarkozy : la synthèse de trois styles

Publiée le 28 mai 2007 dans Le Figaro

La chronique d’Alain-Gérard Slama

D’après une enquête réalisée par OpinionWay pour Le Figaro et LCI, dont les résultats ont été publiés dans nos éditions de vendredi, le «style» Sarkozy correspond aux attentes de 70% des Français. Une très forte majorité le juge «dynamique, moderne, décontracté». 87% estiment nouvelle sa manière d’exercer ses fonctions. Ce qui plaît le plus dans ses initiatives, ce sont les signes de proximité avec le peuple – visite d’un hôpital à Dunkerque, déjeuner à la cantine d’EADS, lecture de la lettre de Guy Môquet. Sa volonté d’agir vite recueille 67% d’approbations.

En revanche, le voyage à Malte, ou le jogging avec François Fillon ne conviennent qu’à un tiers des personnes interrogées – mais laissent indifférente près de la moitié. De même, la photo officielle du président déçoit: sur fond de livres et jouxtant les drapeaux français et européen, la posture du nouvel élu surprend par sa distance. On ne saurait mieux dire: si la personnalité de l’hôte actuel de l’Élysée a suscité une telle surprise, c’est bien qu’il ne s’enferme pas dans un style, mais qu’il en a plusieurs. Deux de ses références, relevées par le sondage, sont évidentes. La première est l’énergie de Chirac, sa suractivité, sa chaleur de tribun, sa proximité avec les foules. De Chirac, Nicolas Sarkozy ne partage certes pas le goût du secret de la vie privée et l’horreur de la confidence personnelle: époque oblige. Mais il tient à entretenir, comme lui, un certain mystère autour de l’exercice de la fonction. Le danger de la référence à l’activisme chiraquien, qui force, pour l’heure, l’admiration, pourrait devenir réel si l’héritier devait apparaître, lui aussi, moins efficace dans l’exercice du pouvoir que dans l’art de le conquérir.

L ’autre source possible du style Sarkozy est le goût giscardien de l’ouverture, mais d’une ouverture destinée à étouffer les rivaux. C’est aussi le culte giscardien de la modernité, également adapté au goût du jour – la fréquentation des milliardaires et le partage des cantines remplaçant les chasses africaines, les dîners en ville chez les Français, le port du pull-over ou la partie d’accordéon. Ce n’est pas la dimension du nouveau président la mieux reçue. Mais elle passe. Elle témoigne d’un caractère qui s’assume, tout en faisant l’objet des mêmes critiques qu’il y a plus de trente ans. On retrouve aujourd’hui à son propos le même soupçon de copier le modèle américain – symbolisé, au temps de Giscard, par Kennedy – et les mêmes sourires de dérision. Il est difficile de ne pas évoquer, à propos des joggings présidentiels, la page affectueuse et drôle consacrée par Kundera, dans L’Immortalité , au petit accident cardiaque dont fut frappé Jimmy Carter alors que celui-ci voulait prouver son éternelle jeunesse en courant «entouré d’un groupe de collaborateurs, d’entraîneurs et de gorilles».

On se doute que la combinaison de ces deux modèles ne frapperait pas autant les imaginations si elle n’était associée à une troisième. Cette troisième référence, qui donne à l’image du nouvel élu sa vérité, la publication toute récente des souvenirs de Charles Pasqua nous permet de la découvrir (1). Frappantes sont en effet les analogies entre le nouveau président et celui qui fut le ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac, caractère trempé, maître sans états d’âme du découpage électoral lors de la première cohabitation de 1986-1988, après avoir fait la carrière du fondateur du RPR sous et contre Giscard. Ce n’est pas un hasard si, en 1975, Charles Pasqua fit faire ses premières armes à un très jeune et très brillant militant, qui devait lui succéder à la mairie de Neuilly, et qui se nommait Nicolas Sarkozy.

De Pasqua, Sarkozy a eu la sagesse de ne pas retenir le gaullisme intransigeant qui aurait conduit Chirac à sortir de la majorité présidentielle sous Giscard, puis à refuser la cohabitation sous Mitterrand, si le fondateur du RPR avait écouté son mentor. Il est plus proche du légitimisme institutionnel chiraquien. Mais il [Sarkozy] a conservé du vieux briscard [Pasqua] trois traits marquants. Le premier est sa définition du gaullisme, «tout à la fois populaire et bourgeois, demandeur d’ordre et de justice sociale, frondeur et conservateur» (p. 69). Le paradoxe est que les discours et les actes de Nicolas Sarkozy qui renouent le plus étroitement avec cette définition, soient ceux qui donnent aujourd’hui la plus forte impression de rompre avec le passé.

Autre élément de l’héritage, la conception entrepreneuriale de la politique, dirigée contre la culture des élites énarchiques: «Je suis sûr de pourvoir réussir, écrit l’ancien ministre de l’Intérieur, parce que j’ai appris dans le secteur privé comment structurer une entreprise, fédérer et motiver ses forces».

Enfin, la conjoncture aura permis à Nicolas Sarkozy de mener, vis-à-vis du Front national, la campagne résolument droitière que Pasqua a toujours estimée nécessaire pour vider le parti de Le Pen de sa substance, et à laquelle Jacques Chirac, par prudence et par principe, n’a cessé de s’opposer. La querelle, au sein de la droite modérée, continue de susciter des inquiétudes, que le quinquennat devrait permettre de dissiper.

(1) Charles Pasqua, Ce que je sais. 1. Les Atrides, 1974-1988, Le Seuil

Source : Le Figaro 

27/05/2007

Une ambition pour l'université portée par le gouvernement

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, s'explique sur le futur projet de loi sur l'autonomie des universités qui doit être soumis au vote de l'Assemblée nationale dès juillet.

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, estime dans une interview au Journal du dimanche (JDD) que le projet de loi sur l'autonomie des universités, qui doit faire l'objet d'un vote à l'Assemblée nationale dès le mois de juillet, est "politiquement mûr".

Elle souligne que "Nicolas Sarkozy et François Fillon savent que l'université française est au pied du mur. Ils savent aussi que ce projet d'autonomie est constamment évoqué depuis 15 ans et sans cesse repoussé.".

Valérie Pécresse explique que cette loi va permettre de simplifier des procédures et de donner de la réactivité aux universités qui pourront notamment gérer librement leur patrimoine immobilier, recruter les enseignants qu'elles souhaitent, gérer leurs crédits comme elles l'entendent.

La ministre précise qu'il "n'y aura pas de sélection à l'entrée des universités", et "pas non plus d'augmentation des frais de scolarité". De plus, "le caractère national des diplômes ne sera pas remis en cause", et "il n'y aura ni regroupements imposés d'établissements, ni fermetures".

Jeudi, la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avait promis qu'au-delà de cette loi, "quatre chantiers" seraient lancés à partir d'un "calendrier ouvert" : "les conditions de vie étudiante" (aides sociales, santé, logement); "les carrières des personnels" (égalité homme-femme, statuts, salaires); "les conditions matérielles" (bâtiments, sécurité); "la situation des jeunes chercheurs" (part d'enseignement, autonomie, rémunération).

C'est un grande ambition pour l'Université française que porte le gouvernment de François Fillon, l'autonomie est un premeir pas dans la réforme des universités. Le gouvernment devra agir pour améliorer l'orientation des étudiants avec certainement une dose de sélection, comment peut-on comprendre que des étudiants intègrent des filières sans débouchés et que cela soit permis ?

La réforme du mois de Juillet ne règle pas tout mais elle est un progrès considérable, espèrons que les gauchistes ne s'y opposeront pas brutalment comme ils l'ont fait en 2003 contre la réforme Ferry qui sous l'impulsion de Jacques Chirac et de Raffarin allait moderniser considérablment les universités françaises.

Nous ne pourrons pas accepter qu'une minorité empêche cette avancée majeure, nous ne pouvons plus repousser les réformes nécessaires à la France.