Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/06/2007

Stop !

http://sarkozyblog.free.fr/images/sarkozy-villepin.jpg

François Fillon ne rate jamais une occasion de décocher des piques acerbes au duo exécutif d'avant le 16 mai Chirac-Villepin, auquel il n'a pas pardonné son éviction du gouvernement en juin 2005.

En déplacement électoral mercredi dans la Sarthe, où il est de nouveau candidat aux législatives, le Premier ministre n'a pas hésité à affirmer publiquement que la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle était aussi une victoire "contre" l'ancien président et l'ancien chef de gouvernement.

Interpellé à Loué par un homme qui jugeait le nouveau chef de l'Etat "beaucoup trop fort" et qui exprimait ses craintes face à un homme "qui a éliminé politiquement le Premier ministre Villepin dans la course à la candidature" avec "l'affaire Clearstream" et qui a "mis sur la touche le président Chirac", M. Fillon a d'abord volé au secours de M. Sarkozy, qualifié de "démocrate" et de "républicain".

"Vous avez raison de dire qu'il a gagné contre Villepin, qu'il a gagné contre Chirac, mais comment il a gagné ? En étant meilleur qu'eux, c'est tout", a-t-il ensuite martelé.

"Si M. de Villepin avait voulu se présenter à l'élection (interne) à l'UMP, il aurait pu le faire". "Je ne sais pas s'il aurait gagné. Je n'en suis pas sûr", a-t-il ironisé.

Bruno Le Maire, ancien directeur de cabinet de M. de Villepin à Matignon, et candidat de la majorité aux législatives dans l'Eure, a exhorté jeudi M. Fillon à "ne pas faire de faux procès à qui que ce soit". "N'opposons pas ce qui a vocation à être rassemblé et ce qui a été rassemblé par Nicolas Sarkozy lui-même", a-t-il insisté.

Cet acharnement contre Jacques Chirac et Dominique de Villepin doit cesser. Si Nicolas Sarkozy a gagné en 2007, l'unité et le rassemblement voulus et acceptés par Dominique de Villepin et Jacques Chirac en sont pour quelque chose, quelle image aurait eu notre famille politique, si elle n'avait cessé de se critiquer elle-même ? Moi même j'ai décidé de soutenir Nicolas Sarkozy soucieux de l'intérêt national face à la gauche et au centre comme l'ont fait la plupart des chiraquiens et plus largement les gaullistes. Il est absurde que François Fillon exprime encore aujourd'hui, en tant que Premier ministre sa vieille opposition contre l'ancien couple de l'exécutif, comme il est absurde que le Président Sarkozy visitant la Mairie de Paris n'évoque pas Jacques Chirac premier Maire de Paris depuis Jules Ferry, élu et réélu pendant 18 ans, qui fut Premier ministre et Président de la République, une telle ignorance et ces critiques ne sont pas dignes, d'autant plus que les exemples de celles-ci ne manquent pas. Le Premier ministre s'abaisse en agissant et en parlant de la sorte, souhaitons qu'ils ne persévère pas, pour la France.

Commentaires

Il faudra s’habituer…

Alors que rendez-vous était pris pour aller discuter avec Xavier Darcos, c’est finalement le Président de la République qui recevra les syndicats d’enseignants et les fédérations de parents d’élèves pour discuter de la carte scolaire.

Tout se passe donc faubourg St Honoré. Au point que même Henri Guaino se permet de juger les propos du ministre Eric Woerth. Il est vrai que c’est un conseiller…«spécial»…

Au-delà de la forme, le sujet de la carte scolaire devra être abordé avec sérieux.

On nous dit qu’au prétexte que la règle est transgressée, il faut la supprimer. Le raccourci est un peu rapide, mais pourquoi pas ! Il faudra cependant trouver les moyens de préserver un égal accès pour tous à un enseignement de qualité, de préserver la mixité sociale. Attendons de voir ce qui sera proposé…

Donc, sur ce dossier comme sur les autres, le Président fait tout, est partout, même en campagne. Certes, VGE et Mitterrand l’on déjà fait, mais il s’agissait alors de tenter de sauver leur majorité menacée. L’un a réussi, l’autre non…

Pendant ce temps, François Fillon s’ennuie, déprime. Les socialistes sont inexistants, alors, à chaque meeting, il ne manque pas de lancer quelques remarques «aimables» à destination de l’ancien Président et de son Premier Ministre, comme si le temps s’était arrêté ce jour de mai 2005 ou il a du quitter son ministère. Il serait temps de passer à autre chose…

Quand aux ministres, heureusement que les deux tiers sont candidats aux législatives. Ils seront occupés jusqu’au 17 juin.

Soyons tout de même rassurés. Il y a fort à parier que dès le 18 juin, alors que le paysage sera, théoriquement, figé pour cinq ans, des langues vont se délier…

Écrit par : Républicain | 02/06/2007

Les commentaires sont fermés.