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17/06/2007

La majorité l’emporte, le PS fait beaucoup mieux que prévu

La droite l’emporte, le PS fait beaucoup mieux que prévu

Une timide vague bleue. Si l’UMP sort, comme prévu, gagnante de ces élections législatives, le «tsunami» annoncé n’aura pas eu lieu. Au final, les projections en sièges de Sofres-Unilog situent le parti du président à 323 députés. Une fourchette bien en-deçà des projections de l’entre-deux tours, qui donnaient au parti de Nicolas Sarkozy un net avantage, avec de 400 à 430 élus. L’UMP aurait donc potentiellement moins de députés que lors de la précédente législature, où elle disposait de 360 élus.

 
Bonne surprise pour le PS. Du côté socialiste, la défaite attendue prend des accents de triomphe. Crédité d’une fourchette allant entre 125 et 155 sièges, le PS aurait, selon les premières estimations, 206 députés. L’effet du début de polémique sur le projet de TVA sociale du gouvernement, qui a permis à la gauche de contre-attaquer entre les deux tours ? Toujours est-il que le PS progresse par rapport à sa situation de 2002, où il ne disposait que de 147 députés à l’Assemblée.
 
Le Modem isolé. Pari perdu pour François Bayrou. Le leader centriste ne pourra compter que sur lui-même trois ou quatre autres députés pour représenter son parti à l’Assemblée. Un revers pour celui qui voulait rénover la politique. En 2002, l’UDF, alliée à la majorité, avait 29 députés. Mais le Modem, qui a présenté un total de 535 candidats dans la France entière, a pu entériner son existence, assise sur un «trésor de guerre» : pour chaque voix obtenue, les partis touchent 1,63 euros, plus une somme au prorata du nombre d’élus qu’ils ont à l’assemblée. François Bayrou a donc de quoi tenir cinq ans, en attendant 2012.
 
Le Nouveau Centre s’installe. Le «pôle centriste» de la future majorité présidentielle arrive à l’Assemblée. Avec 22 à 23 députés, le Nouveau Centre du ministre de la Défense, Hervé Morin, a réussi son lancement.
 
L’extrême droite exsangue. Pas de député pour le FN. Marine Le Pen, seule candidate du Front à s’être maintenue au second tour, est battue dans le Nord. Le FN subit donc un second revers, après celui de son recul historique à la présidentielle. Le parti devra maintenant gérer la succession de son leader, Jean-Marie Le Pen.
 
Les Verts inexistants. Alliés historiques du PS, les Verts progressent d'un siège à l’Assemblée. Ils étaient trois, ils sont dorénavant quatre. On peut donc s’attendre à ce que ces 3élus siègent aux côtés des socialistes.
 
Communistes : mieux que prévu. Crédité de 9 à 15 sièges, contre 22 dans la précédente législature, le PC en obtient 18. Un léger mieux, mais pas de quoi constituer un groupe parlementaire, qui nécessite 20 députés au minimum. Réduit à la portion congrue, le PC risque de connaître une période de vaches maigres. Devra-t-il aller jusqu’à revendre son siège historique, place du Colonel Fabien à Paris ? La question sera tranchée lors d’un congrès à l’automne. Mais la place de Marie-Georges Buffet, la première secrétaire, semble de plus en plus menacée par les «refondateurs» du parti, qui sont présents en force parmi les députés communistes réélus.
 

Une faible participation. Avec environ 39 % d’abstention, le second tour de ces législatives n’aura pas connu plus de succès que le premier, où l’abstention avait atteint 39,58%, un record historique sous la Ve République. Résultat connu d’avance et proximité avec l’échéance présidentielle n’ont pas incité les électeurs à venir voter en nombre. On peut imaginer au vu des premiers résultat que c’est l’électorat de droite qui s’est le plus fortement démobilisé pour ce second tour annoncé comme gagné d’avance.

Source : Le Figaro 

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