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30/06/2007

La grandeur !

 
Une vision du bonapartisme : 

"Il ne peut exister qu'une seule définition exacte de chaque mot.

Partant de ce principe, et reprenant ainsi les propos des bonapartistes de l'entre-deux-guerres, nous pouvons affirmer qu'il est faux de dire que le bonapartisme est " l'attachement au gouvernement impérial fondé par Napoléon et à sa dynastie. ". Il y avait des bonapartistes avant l'An XII, proclamation de l'Empire, il y en aurait encore si la famille Bonaparte venait à s'éteindre.

Il faut au contraire s'en tenir fortement à la définition réelle, aux termes de laquelle le bonapartisme est le système, l'idée politique de Napoléon Bonaparte qui est l'Autorité dans la Démocratie, produit naturel du pénible effort de la Révolution française.

Les bonapartistes du XXIème siècle adhèrent ouvertement à la constitution de la Vème République. Il suffit de relire les trois premiers articles, originaux, de celle-ci pour comprendre cette adhésion.

  • Article 1: "la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion."
  • Article 2: "la langue de la République est le français."
  • Article 3: "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum."

Mais cette adhésion ne fait pas rejeter par les bonapartistes la possibilité d'une restauration impériale en faveur d'un membre, uniquement, de la Famille Impériale. Cette restauration ne pouvant se faire que par le souhait du Peuple. Les bonapartistes dynastiques restent cependant marginaux, l'immense majorité s'apparentant à des bonapartiste républicains.

Le bonapartisme garde religieusement sa foi politique et son drapeau. Ce courant d'idée ne se laisse détourner de sa route par aucune suggestion, aucune calomnie. Il ne consentira ni concession, ni compromis sur ses piliers "historiques" :

On notera cependant que le bonapartisme ne saurait être réduit à un quatuor dogmatique. Ce qui fait sa force, c'est principalement son pragmatisme et sa dynamique : être bonapartiste, c'est aborder les problèmes d'une façon volontaire, c'est afficher un état d'esprit positif, actif et ambitieux. C'est la raison pour laquelle on établit volontiers une filiation avec le gaullisme."

 

29/06/2007

L'UMP à la dérive !

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Que va devenir l'UMP ? On peut aujourd'hui s'interroger sur l'avenir de notre mouvement. M. Devedjian, désormais n°1 bis de L'UMP donne une très mauvaise image de l'UMP. En insultant Mme Comparini, il s'est décrédibilisé et notre mouvement risque d'en souffrir si M. Devedjian continue de le diriger. Il doit, je le crois, se retirer de ses fonctions à l'UMP, qu'il n'a d'ailleurs pas obtenues légitimement.

Et ceci est un autre problème actuel de l'UMP, les nominations se font à la tête de notre mouvement, des décisions se prennent sans que les  les militants ne soient renseignés. Cette démarche est suicidaire, nos dirigeants veulent-ils perdre une grande partie des militants, veulent-ils faire de l'UMP un parti de notable comme l'était l'UDF ? Le risque est grand de voir notre mouvement se transformer en simple parti des combinaisons de la bassesse.

Le temps est venu de redonner à notre mouvement une direction claire et légitime, de créer un grand mouvement populaire où chaque français puisse adhérer librement et où chaque militant se sente utile. Nous n'avons pas besoin de cette gérontocratie libérale et centriste à la tête de l'UMP avec Raffarin, Gaudin, Longuet et Devedjian ( les deux derniers sont d'ailleurs issus d'Occident !). Pour appuyer son action, le gouvernement a besoin d'un mouvement politique fort où les attentes populaires soient entendues.

Soixante après la création du RPF voulue par le général de Gaulle, l'UMP doit renouer avec cet héritage gaulliste : rassembler dans un large mouvement l'ensemble des français pour la France.

28/06/2007

Moins de deux millions de chômeurs en France !

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Le nombre des demandeurs d’emploi en fin de mois de catégorie 1 (DEFM1) s’établit à 1.987.200 à la fin du mois de mai 2007. Cela correspond à un reflux de 486.800 depuis février 2005, soit 20%.

Avec un taux de chômage de 8,1%, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi note qu’il s’agit là du plus faible taux de chômage depuis le début des années 1980, il y a plus de 25 ans.
Ces bons chiffres correspondent aux créations d’emplois constatées dans le secteur privé : 108.500 créations d’emplois ont été recensées au 1er trimestre 2007 contre 23.700 au dernier trimestre 2006.
Christine Lagarde rappelle qu’afin de clarifier le débat sur l’établissement des données statistiques sur le chômage, une mission a été confiée le 19 juin à l’Inspection Générale des Finances et à l’Inspection Générale des Affaires Sociales afin de dresser un état des lieux des méthodes d’établissement des chiffres du chômage dans les pays européens et en France.

Christine Lagarde précise : « Nous avons franchi à fin mai un cap symbolique important avec le passage sous la barre des 2 millions de demandeurs d’emploi. Cela renforce notre détermination faire refluer le chômage et tendre vers le plein emploi. ».

Ces résultats sont à mettre à l'actif des gouvernements de Dominique de Villepin et de Jean-Pierre Raffarin qui sous l'autorité de Jacques Chirac ont mis, depuis 2002, la France sur la voie de la modernisation. Ces bons chiffres que connaît la France exige de poursuivre les réformes engagées, depuis 2002, il est donc nécessaire de soutenir le Président Sarkozy et son gouvernement afin de prolonger le redressement de la France.

23/06/2007

Nouveau traité européen : le succès de la France

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On ne peut que se réjouir de l’accord intervenu lors du sommet de Bruxelles et du succès obtenu par le président de la République. Grâce aux efforts qu’il a déployés pour parvenir à cet accord, en étroite coordination avec Angela Merkel, ainsi qu’avec les premiers ministres espagnol, britannique, luxembourgeois et le président polonais, la France, aujourd’hui, est au centre du jeu en Europe.

Il a montré aussi que, dans son action inlassable en faveur d’un traité simplifié, il avait eu à coeur de prendre en compte l’avis de tous les Français, qu’ils aient voté oui ou qu’il aient voté non à la Constitution européenne.

Ainsi dans ce traité qui n’est plus une Constitution, la concurrence libre et non faussée ne figure plus au rang des objectifs de l’Europe, alors que la protection des citoyens a été ajoutée à ces objectifs. Le texte défend la place des services publics grâce à un protocole juridiquement obligatoire. Enfin, le contrôle des parlements nationaux sur les propositions de la Commission est renforcé.

Mais pour autant, l’Europe, grâce à ce traité, fonctionnera mieux, comme le souhaitaient tous les partisans de la construction européenne. Ainsi, le champ des décisions prises à la majorité qualifiée est élargi, ce qui permettra en particulier une meilleure coopération en matière pénale, afin de mieux assurer la sécurité des Français. Une présidence stable du Conseil européen a été instituée. Le haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité aura des pouvoirs et des moyens accrus. Enfin le traité contient une référence à la charte des droits fondamentaux qui lui donne une valeur juridique identique à celle des traités.

Grâce à ce succès, l’Europe est relancée. La France encore une fois a montré son influence et sa grandeur.

22/06/2007

Le gaullisme

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Le gaullisme est la doctrine politique inspirée de Charles de Gaulle, même si lui-même refusait le terme. L'adjectif pour qualifier son action, ses opinions, etc. est « gaullien ».

Le sens du mot gaullisme é évolué dans le temps :

  • Pendant la deuxième guerre mondiale, le terme "gaulliste" était utilisé comme synonyme du mot "résistant" (FFL à l'extérieur et FFI en métropole), en particulier par les autorités allemandes et par le gouvernement de Vichy.
  • Après la Libération, le terme gaulliste prend son sens actuel, plus politique, désignant les idées du général de Gaulle et ses partisans, par opposition aux autres partis et courants politiques.

L'emblème du gaullisme est la Croix de Lorraine

Le gaullisme est, au départ, une philosophie qui part du constat suivant :

  • la France a pu faire de grandes choses par le passé, et être la première nation du monde, lorsqu'elle était tendue vers un destin commun (les Croisades et la chevalerie, le Grand Siècle de Louis XIV et le rayonnement de la culture française à travers l'Europe, la Révolution française et Valmy).
  • A l'inverse, la France a en permanence la tentation de se replier sur ses querelles intérieures (politiques, sociales, intellectuelles), ce qui la ramène sur la voie du déclin.

En conséquence, pour qu'elle puisse donner le meilleur d'elle-même et prendre la tête des nations, la France doit en permanence être unifiée par un chef/un État/un projet/ et articulée par des institutions politiques (un bipartisme efficace), économiques (le plan) et sociales (la participation) adéquates pour éviter les luttes internes.

Reste maintenant à déméler au sein du gaullisme cette philosophie patriotique de l'humanisme, héritier du christianisme (Charles de Gaulle participait avant guerre aux cercles démocrate chrétiens) mais aussi probablement de l'idéal de l'an II (Révolution française) puisque de Gaulle a dit en substance : "Il n'y qu'une seule querelle qui vaille : celle de l'Homme.". Probablement, l'humanisme gaulliste est-il à la fois :

  • une finalité de la grandeur de la France, puisque le message que la France porte dans le monde est humaniste.
  • une conséquence à travers la politique sociale qui a pourtant pour premier objectif de souder la nation.

21/06/2007

Dans la tourmente

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Par Alain Juppé,

http://www.al1jup.com/index.php 

Violence: c'est le mot qui m'est venu sur les lèvres, hier soir, quand j'ai voulu dire aux centaines de Bordelaises et de Bordelais rassemblés devant ma permanence, comment j'avais ressenti les événements des deux derniers jours.

Violence du calendrier : en quelques heures, j'ai vu s'effacer tout ce que j'avais patiemment construit depuis des mois.
Violence des commentaires et de la pression médiatique. Tel éminent observateur de la vie politique française annonce que je viens d'être "guillotiné". Beau sens de la mesure... Ou bien encore, au Palais des Congrès de Bordeaux , une meute de photographes et de cameramen, laissant en plan Chritine Lagarde venue, en sa qualité de ministre de l'agriculture, inaugurer Vinexpo, m'assaille, me bombarde de questions: "Comment allez-vous, ce matin?". Une fois, deux fois , dix fois... Je vis la scène comme une agression, un assaut de curiosité malsaine, une curée sans le moindre soupçon de compréhension ou d'humanité. J'essaie de me défendre comme je peux. Et patatras! C'est moi qui suis taxé de dureté. "On vous l'avez bien dit! Il n'a pas changé! Toujours la même arrogance..."

Heureusement, il y a , pour apaiser la souffrance , les milliers de messages de sympathie et de soutien arrivés sur ce blog (je ne suis parvenu à en mettre en ligne qu'une toute petite partie), au téléphone, par SMS, ou plus classiquement par la poste.
Et surtout, il y a vous, mes Bordelaises et mes Bordelais, présents dans la rue hier soir, ou croisés sur les allées de Tourny et qui spontanément applaudissez à mon passage.
Comment vous exprimer ma reconnaissance?

Certes, vous m'avez réservé une bien mauvaise surprise!
Comme me le confie , en privé , un de mes adversaires: "C'est inattendu et injuste!"

Je n'avais pas vu venir le coup, je l'avoue.
Je savais que ce serait difficile et que les résultats de l'élection présidentielle dans la deuxième circonscription n'étaient pas bons. Mais je pensais que le lien qui avait été renoué à l'automne dernier entre vous et moi était assez fort pour résister aux turbulences nationales.
La campagne d'entre les deux tours ne m'a certes pas aidé. Ah! la TVA sociale! Et l'annonce d'une supposée vague bleue!
Le candidat du MODEM n'a donné aucune consigne de vote et la très grande majorité de ses électeurs s'est reportée sur la candidate socialiste.
Mais surtout, je n'ai pas su convaincre mes concitoyens que ma présence au gouvernement à Paris et l'exercice de mon mandat de maire à Bordeaux pouvaient être un atout, à la fois pour mon action nationale et pour notre ville. Mes adversaires ont matraqué l'argument du cumul, qui a porté. J'en avais sous-estimé le poids. Les temps ont changé.

Et maintenant?
La tentation de me protéger et de protéger ma famille a été forte.
Mais je me suis dit: "Puis-je déserter, sur un coup de tête?"
On ne se change pas. J'ai décidé de rester. Plus précisément d'accomplir jusqu'à son terme le mandat que les Bordelais m'ont confié le 8 octobre dernier.
Au delà, c'est-à-dire lors des prochaines élections municipales, je verrai.
Tout dépendra de ma capacité à renouveler et a rassembler
Car Bordeaux a changé.
C'est un peu le paradoxe cruel de ma situation: j'ai réveillé la "belle endormie" qui ronronnait non seulement démographiquement, économiquement, urbanistiquement... mais aussi politiquement. De nouveaux Bordelais sont arrivés par milliers. Ils ont d'autres attentes. Il nous faut les analyser et y répondre. Notre municipalité, elle aussi, doit changer.

Enfin je n'irai à la bataille que si je peux rassembler. D'abord tous les amis avec lesquels nous avons réalisé depuis 12 ans cette magnifique transformartion de Bordeaux que tout le monde constate.
Mais aussi avec d'autres, venus d'autres horizons politiques et qui sont prêts à partager un projet de ville avec nous.
Je pense à tous ceux notamment qui placent l'écologie, le développement et l'aménagement durables au coeur de leurs préoccupations.
Pour ma part je n'ai pas renoncé à mon rêve: j'entends bien rester un "militant de la terre". Ce que je ne pourrai pas faire au niveau national, européen ou international, peut-être puis-je encore le réaliser au niveau local. A Bordeaux. Et peut-être même dans tout un réseau de villes d'Aquitaine qui seraient prêtes à partager leurs expériences.
Un nouveau défi? C'est le sel de la vie.

20/06/2007

"Un gouvernement à l'image de la France"


Le président de la République, Nicolas Sarkozy a fait, hier soir, sa première intervention télévisée depuis son élection. 

Composition du gouvernement : Nicolas Sarkozy a expliqué vouloir "faire un gouvernement qui ressemble à la diversité de la France". "J’ai l’ambition d’être le président de tous les Français et je dois donc me libérer de mes appartenances partisanes. Le président de la République doit faire preuve de tolérance." a-t-il poursuivi. Et d'ajouter : "il faut le renouvellement des générations" au sein du gouvernement.

 
Borloo et la TVA sociale : Concernant les critiques dont l'ancien ministre de l'Economie a été l'objet, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Je déteste les attaques ad nominem. S'il y a un responsable, c'est moi". Au sujet de la nomination de Borloo à la place de Juppé : "Le nom de Jean-Louis Borloo s'imposait." 
 
Législatives : "J’ai hésité à m’impliquer davantage dans les législatives. Je ne crois pas au sauveur suprême. Mon tempérament fait que je n’aime pas me cacher derrière les autres. Au fond, j’ai pensé que ce n’était pas bien de le faire." a-t-il affirmé. Puis il a conclu : "Le temps des élections c'est fini, maintenant c'est le temps du gouvernement".
 
TVA sociale : Pour Nicolas Sarkozy, en France, "toutes les taxations se font sur le travail" ce qui pour lui représente "des risques de délocalisations". Il a rappelé qu'il fallait "diminuer et libérer le coût du travail". En quoi consiste la TVA ? "Transférer les taxes sur le travail sur la valeur ajoutée" a -t-il répondu. Le président de la République a par ailleurs déclaré vouloir expérimenter cette mesure sur "des secteurs ciblés". "Si cela permet de lutter contre les délocalisations, alors on l’appliquera", a-t-il conclu. 
 
Franchise médicale : "Je veux qu'il y ait des ressources pour l'assurance maladie et je prends l'engagement que toute réduction de remboursement permettra de financer de nouvelles dépenses pour améliorer la recherche", a déclaré le chef de l'Etat.
 
Autonomie des universités : "Nous allons créer un nouveau statut basé sur le volontariat des universités. Nos universités sont en mauvaise état. En France, on n’a pas de campus digne de ce nom avec des bibliothèques, des logements, des terrains de sports. Il faut leur donner plus de moyens. Rendre autonomes les universités, c’est faire confiance au monde enseignant", a-t-il expliqué. "Et ce afin d’obtenir les meilleurs chercheurs et d’adapter la recherche à la réalité du tissu économique", a-t-il conclu.
 
Système politique : "Nous voulons faire de la démocratie française, une démocratie exemplaire." a-t-il affirmé. Nicolas Sarkozy a déclaré: "Je suis opposé à la proportionnelle de façon générale, mais ne peut-on refléchir à une dose de proportionnelle à l'Assemblée ou au Sénat pour rendre compte de la diversité des courants politiques français."
 
Sommet européen : "Je me bats pour l'idée d'un mini traité simplifié avec un ministre des Affaires étrangères ou encore une politique européenne de l'immigration." "Il faut essayer de trouver un compromis concernant le mode de scrutin et je ne veux pas penser à l'idée que l'on ne puisse pas trouver un accord." a-t-il rappelé.
 
Vidéo G8 : "Je connais le sens de l’humour de nos amis belges mais je n’ai jamais bu une goutte d’alcool de ma vie. J’ai franchi beaucoup d’épreuves pour être président. J’étais très content : pas d’y être mais de pouvoir faire bouger les choses. D’ailleurs ce présentateur belge s’est excusé. M. Poutine ne boit pas d’alcool non plus. Donc notre dialogue a été franc, mais pas arrosé." a-t-il expliqué. 
 
Politique générale : "Je ne pense pas que les Français veulent un Président glaçant à la tête de la France. Il ne faut pas se laisser enfermer et il faut mettre de la vie au plus haut niveau du pouvoir." Et de conclure : "j'ai pris conscience du poids de mes responsabilités et je m'engage à faire tout pour l'intérêt général."

19/06/2007

Alain Juppé reste maire de Bordeaux

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Alain Juppé a annoncé mardi soir sa décision de rester maire de Bordeaux en dépit de sa défaite dimanche à l'élection législative dans la deuxième circonscription de la Gironde. 

"J'ai pris la décision d'accomplir le mandat que les Bordelaises et les Bordelais m'ont donné le 8 octobre dernier", a-t-il déclaré devant sa permanence électorale sous les ovations de plusieurs centaines de personnes venues pour lui demander de na pas quitter le navire.

Dimanche soir, Alain Juppé avait laissé planer le doute sur son avenir à la mairie après avoir annoncé qu'il présenterait le lendemain sa démission du poste de ministre d'Etat chargé de l'Ecologie, de l'aménagement et du Développement durables, conformément à la volonté du Premier ministre. François Fillon s'était engagé à ce que les membres du gouvernement candidats aux élections législatives démissionnent en cas de défaite dans les élections.

L'ancien Premier ministre, qui n'a plus que son fauteuil de maire de la capitale de l'Aquitaine, a tiré les enseignements de sa défaite et indiqué qu'il faudrait "changer nos modes de fonctionnement, changer nos comportements, changer notre relation avec les Bordelaises et les Bordelais qu'il faut aller voir partout où ne sommes pas allés".

"Ce que je ne pourrais pas faire dans les mois qui viennent au niveau national, au niveau européen, au niveau mondial, je vous invite à le faire avec moi à Bordeaux", a-t-il lancé en promettant de faire de la ville "une communauté exemplaire".

"J'avais confiance parce que je pensais que le lien que nous avions renoué au mois d'octobre étaient assez forts pour résister aux turbulences nationales", a-t-il expliqué ajoutant: "Personne ne m'obligeait de me présenter à ces élections", mais "c'est ma conception de la vie démocratique".

Lundi, lors de l'inauguration du salon mondial des vins et des spiritueux Vinexpo, qui se tient au parc des expositions de Bordeaux-Lac, Alain Juppé avait lancé aux journalistes: "Si je pouvais crever, vous seriez contents!".

Mardi soir, il est revenu sur cet incident et s'en est à nouveau pris aux reporters hués par ses partisans, dénonçant "la violence de la pression médiatique" et un certain "manque d'humanité" dont il a dit avoir voulu se protéger.

On ne peut que souligner la noblesse d’Alain Juppé qui montre le respect et l’immense considération qu’il a pour le suffrage universel qui tranche avec le comportement de ces chiens qui n’ont que des insultes et la calomnie à la bouche. Je suis heureux de savoir que cet homme d’Etat, Alain Juppé continue de servir ses compatriotes et la France.

18/06/2007

La haine

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Au lendemain du résultat des élections législatives qui ont vu le gouvernement être affaibli par la défaite d'Alain Juppé et le recul de l'UMP plus largement de la majorité par rapport à 2002, je ne ressens qu'un seul sentiment : la haine !

La haine de voir l'élan réformateur de l'élection présidentielle brisé ou affaibli par des socialistes qui ont toujours mené la France à la faillite et qui vont encore une fois freiné les réformes dont la France a besoin.

La haine de ces bayroliens, ou ces chiraquiens (pas tous !, bien au contraire, simplement une minorité agissante) qui sur le blog de Christophe Carignano accusent le Président Sarkozy et François Fillon d'avoir fomenté un complot contre Alain Juppé pour l'assassiner politiquement. Nicolas Sarkozy aurait donc voulu affaiblir son gouvernement et sa majorité à des fins politiciennes, cette interprétation des choses est infondée, le Président se donne un mal terrible pour trouver un successeur à Alain Juppé. Affirmer le contraire est de la pure mauvaise foi.

La haine de ces pseudo chiraquiens et pseudo gaullistes qui accusent Juppé d'avoir trahi Chirac alors qu'il a toujours dit que le Président Chirac était le seul à pouvoir se présenter en dehors de l'UMP. Juppé était le porte-parole des valeurs portées par Jacques Chirac.

La haine de voir les socialistes prospérer sur l'idée de TVA sociale -qui est la seul solution pour sauver nos emplois, notre compétitivité tout en maintenant un haut niveau de protection sociale- en faisant peur aux français pour aider des candidats en mal de voix.

La haine de voir partir un homme d'Etat, Alain Juppé, de la scène politique lui qui a servi la France et les français toute sa vie et qui se fait renvoyé par 18 % du corps électoral bordelais et battre par une candidate qui n'a rien fait pour Bordeaux et les bordelais. Alors qu’Alain Juppé a modernisé Bordeaux et lui a donné une nouvelle influence en France et en Europe.

La haine de voir les médias s'acharner contre Alain Juppé, chercher sa faiblesse, sa tristesse et sa déception à chaque occasion. 

La haine enfin de voir que les français n’ont décidément rien compris au mal qu’ont fait les socialistes à la France puisqu’ils leur donnent des sièges supplémentaires qui affaiblissent la majorité et la capacité de la France à poursuivre son redressement.

Pierre Messmer : "On assiste au réveil des valeurs patriotiques"

Le Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien. Aujourd'hui, les compagnons de la Libération ne sont plus qu'une soixantaine.Feferberg/AFP

Le devoir de mémoire des compagnons de la Libération

Ces premiers héros de la Résistance commémorent aujourd'hui l'appel du 18 juin et veulent s'organiser pour transmettre leur histoire.  

ILS ÉTAIENT 1 036 en 1946 à avoir été récompensés par le général de Gaulle pour leur dévouement exceptionnel de la première heure face au nazisme. Soixante et un ans plus tard, les compagnons de la Libération ne sont plus que 66, derniers héros vivants de l'élite de la Résistance française. Peut-être en réalité seulement 62, puisque quatre compagnons sont introuvables depuis la fin de la guerre.
 
Cet après-midi, ils ne seront qu'une petite poignée à entourer le président Nicolas Sarkozy lors la cérémonie organisée chaque 18 juin au Mont-Valérien pour commémorer le célèbre appel à ne pas baisser les armes lancé par le général en juin 1940 sur les ondes de la BBC.
 
Avec leur disparition progressive vient le temps d'une question chaque jour plus pressante : comment perpétuer la mémoire de ces hommes qui, selon les mots du général lui-même, se sont « signalés dans cette haute et âpre campagne pour la libération de la France » ?
 
« Au cours du 60e anniversaire de la Libération, nous avons pris conscience que nous assistions peut-être au dernier grand anniversaire avec des témoins directs de la Résistance, raconte le colonel Loïc Le Bastard, secrétaire général de l'ordre de la Libération. Aujourd'hui, la moyenne d'âge des compagnons est de 89 ans. Il est fondamental de mettre tout en oeuvre pour conserver la mémoire de leurs actes. »
 
En 1940, le général de Gaulle, qui ne peut décerner la Légion d'honneur, décide de créer une nouvelle distinction pour récompenser ses premiers frères d'arme : l'ordre de la Libération est né. En plus des 1 036 hommes qui portent la croix de la Libération, dix-huit unités militaires et cinq communes sont elles aussi décorées : Paris, Nantes, Grenoble, Vassieux-en-Vercors et l'île de Sein sont ainsi remerciées pour la force de leur engagement.
 
Aujourd'hui, ces compagnons symboliques sont en passe de devenir les héritiers de l'Ordre. Depuis 1999, un texte de loi fait des cinq communes les nouveaux gardiens du souvenir : ce sont elles qui devront entretenir le flambeau de la mémoire collective. « En choisissant les seuls compagnons éternels, nous nous assurons la conservation de la mémoire », remarque Loïc Le Bastard.
 
Une association pour l'avenir
 
À la mort du dernier chancelier, c'est un secrétaire général nommé par le président de la République qui prendra la tête de l'Ordre. Un Conseil national des communes, présidé par les maires en exercice des villes, prendra la place du Conseil de l'ordre actuellement composé d'une quinzaine de compagnons. Depuis 1981, une association formée par les cinq villes, qui se réunit une fois par an, a été créée pour préparer l'avenir. « Nous avons particulièrement dynamisé cette réunion depuis 20 ans, pour que les communes se connaissent, et développent un lien authentique », précise le secrétaire général.
 
En attendant, les actions se multiplient pour transmettre aux jeunes générations les récits de leurs glorieux ancêtres. « Nous saisissons toute occasion pour en parler », insiste Vladimir Trouplin, conservateur du Musée de l'ordre. Chaque année, une quarantaine de classes viennent visiter les lieux, découvrant pêle-mêle les 80 décorations du général de Gaulle, le seul costume de Jean Moulin encore existant ou les carnets des aviateurs résistants. « Plutôt que de se cantonner à raconter des histoires de héros, nous essayons d'inculquer aux jeunes la notion de résistance et de les convaincre de son bien-fondé », explique le conservateur. Des conférences sont organisées dans les écoles où les résistants témoignent devant les écoliers. Un concours organisé par la Fondation de la Résistance plonge des élèves dans les glorieux faits d'armes de leurs aînés.  

Enfin, depuis des années, rues et place sont rebaptisées pour marquer les villes d'une trace éternelle. Deux compagnons vont ainsi être prochainement honorés : une allée Jean-Pierre Levy va être bientôt inaugurée à Strasbourg et une place parisienne devrait pendre le nom du général Simon.

Pierre Messmer : On assiste au réveil des valeurs patriotiques 

Chancelier de l'ordre de la Libération depuis 2006, l'ancien Premier ministre revient sur la nécessité de transmettre aux nouvelles générations l'idée de résistance. 

Premier ministre, de 1972 à 1974, sous Pompidou, l'académicien Pierre Messmer est l'un des premiers à avoir rejoint la France libre en 1940. Successivement président de l'Institut Charles-de-Gaulle (1992-1995) puis de la Fondation Charles-de-Gaulle (1995-1998), le résistant de la première heure, décoré de la croix de la Libération dès 1941, explique sa conception du patriotisme.

LE FIGARO.- Que souhaitez-vous transmettre aux jeunes générations ? 

Pierre MESSMER.- S'il ne s'agissait que de garder des archives historiques, la chose n'aurait pas grand intérêt. Ce qui est fondamental, c'est de conserver en mémoire tous ces femmes et ces hommes qui, en 1940, ont résisté à l'ennemi qui occupait la France. La transmission de ce souvenir doit apprendre aux générations présentes et à venir qu'on ne doit jamais capituler, qu'il faut aimer sa patrie. La croix de la Libération est d'ailleurs frappée d'une formule latine significative. Patriam servando, victoriam tulit : en servant sa patrie, on remporte la victoire.
 
Croyez-vous que ces valeurs survivront à la disparition des compagnons ?
 
Oui, car je crois en la France. Dans les moments difficiles, on a toujours trouvé des hommes et des femmes qui prennent toutes leurs responsabilités. Sans aucun doute, on assiste à l'heure actuelle au réveil de ces valeurs. La campagne présidentielle en a d'ailleurs été la démonstration. Les deux candidats en lice ont tous deux mis en avant l'importance de la République, du drapeau français, de l'identité nationale... La volonté du nouveau président Nicolas Sarkozy de faire lire la lettre de Guy Môquet pour son intronisation montre qu'au-delà de l'évocation du passé, ces idées ont toute leur place dans l'avenir.L'ordre de la Libération a également un rôle à jouer : par texte de loi, la mission de transmission de la mémoire a été confiée aux cinq communes compagnons de la Libération. Elles deviennent donc les héritières de ce souvenir, après la disparition des compagnons.
 
Quel souvenir aimeriez-vous qu'on garde de vous en tant que résistant ?

Je garde évidemment de nombreux souvenirs de cette période. Prendre la décision de quitter la France pour rejoindre le général de Gaulle est évidemment l'un des plus importants. Embarquer clandestinement à trois ou quatre hommes dans un cargo italien de 10 000 tonnes, puis réussir à le détourner vers Gibraltar pour gagner l'Angleterre marque une vie.