Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/07/2007

Le dessein de Fillon pour la France

FRANÇOIS FILLON PROMET DE LIBÉRER LE TRAVAIL ...

Lors de son discours de politique générale, le premier ministre a dit vouloir «réécrire le contrat politique, social et culturel de la France».

Le premier ministre a affiché un fort volontarisme politique, s'inscrivant dans la tradition gaulliste, il a cité le général de Gaulle trois fois, il a fixé le cap de l'action de son gouvernement : action, résultat et ambition. Tout en rendant hommage à l'action de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin qui sous l'autorité de Jacques Chirac ont commencé le redressement de la France, il a appelé la représentation nationale à poursuivre les efforts en faveur de la modernisation de la France !

Selon lui, l’élection de Nicolas Sarkozy montre «volonté farouche de notre peuple de se libérer, en rompant avec les pesanteurs, avec le défaitisme et les hésitations du passé». Et François Fillon de décliner les différents aspects que prendra cette rupture. En voici les principaux.

Immigration : «choisie et non subie»

«Ceux qui veulent venir en France devront avoir les moyens de s’y intégrer», estime François Fillon, qui annonce «des objectifs quantitatifs pluriannuels» qui «seront établis après consultation des acteurs économiques et sociaux». Les immigrés devront également «respecter nos valeurs républicaines» et «apprendre notre langue».

Insécurité : «ne rien céder»

«Sur la sécurité des Français, le Gouvernement ne négligera rien, ne lâchera rien», annonce François Fillon, qui évoque les peines plancher, mais aussi la réforme de la carte judiciaire, et annonce «une progression de notre système pénitentiaire» par la création d’un «contrôleur général des prisons».

Emploi : «réforme profonde du marché du travail»

«L’heure est venue de tourner la page du malthusianisme économique et du conservatisme social », explique François Fillon. Ses mesures : «Ne plus soumettre le travail des étudiants à l’impôt», «faire sauter le verrou des heures supplémentaires»… Une «étape» vers «une réforme profonde du marché du travail», qui passera pas la consitution d’une commission, présidée par Philippe Séguin, pour «réduire l’impôt papier», mais aussi un «small business act» ou encore le «contrat de travail unique», ainsi qu’une «réforme globale de notre système fiscal», qui passe par «des réflexions sur la TVA sociale».

Institutions : «Une dose de proportionnelle n'est pas taboue» :

Justifiant la rupture, «une autre façon de penser la démocratie», le premier ministre explique la vision sarkozienne d’une présidence active, facteur de «clarté» pour l’exécutif. Il promet un renforcement des pouvoirs du parlement, un «dépoussiérage» de la procédure législative, un ordre du jour «plus partagé», «une remise en cause du nombre et du rôle des commissions», un «contrôle parlementaire» sur les nominations administratives, et même une réflexion sur l’introduction d’une dose de proportionnelle, qui n'est «pas taboue». Sans oublier «la modification de l’article 18 de la Constitution pour permettre au Président de la République de venir s’exprimer devant la Représentation nationale comme l’exige la clarté politique».

«Une démocratie sociale rénovée»

Rejetant «cette situation d’impuissance qui conduit les partenaires sociaux à être sur la défensive et la contestation», François Fillon souhaite «changer les usages» de la négociation collective. «Les partenaires sociaux ont en main la possibilité de reconfigurer, avec nous, les règles et l’organisation de notre marché du travail», assure le premier ministre qui annonce une «modernisation d’ampleur de notre démocratie sociale», passant par une réforme des règles de représentativité des syndicats, avec une «élection à un seul tour, ouverte à chaque syndicat légalement constitué dans l’entreprise».

«Rebâtir l’Université française»

François Fillon enchaîne avec la «nécessaire réforme de nos universités». Avec un «double objectif» : «Conduire 50% de notre jeunesse vers un diplôme de l’enseignement supérieur» et «faire de nos universités des pôles d’excellence». Une réforme que François Fillon annonce comme sa «priorité absolue», et à laquelle il compte consacrer «d’y consacrer 5 milliards d’euros d’ici 2012». Et le chef du gouvernement d’expliquer qu’il compte également accroître l’effort de recherche de la France. «la part du PIB consacré à la recherche doit tendre vers les 3% reconnus comme indispensables par tous les européens».

2008 : études dirigées pour tous les collèges en fin de journée

Autre chantier, celui de l’Education. François Fillon décline quatre principes : «La liberté pédagogique dont la conséquence logique est l’évaluation a posteriori et l’assouplissement de la carte scolaire. L’acquisition du socle commun des connaissances fondamentales par tous nos enfants. La reconnaissance pleine et entière des filières professionnelles. La généralisation du soutien scolaire individualisé». Ces «études dirigées en fin de journée», détaille le ministre, sera assuré «par des professeurs volontaires et par des assistants d’éducation». Il sera «effectif pour tous les collégiens à la rentrée 2008», et dans la totalité de l’enseignement en 2011.

Politique étrangère : la France «grande pour le monde»

Défendant la notion d’identité nationale, François Fillon pose les jalons de ce que sera la politique étrangère de la France : Darfour, libération d’Ingrid Bétancourt, mais aussi «élargissement du conseil de sécurité des Nations Unies et une reforme des instances internationales», dans le sens d’une «mondialisation économique équitable», «stratégie volontariste» en matière d’environnement avec une «fiscalité écologique» prenant la forme d’une eurovignette pour les poids lourds.

Défense : vers des choix budgétaires "pas faciles"

«Les choix que nous devrons assumer ne seront pas faciles», explique le premier ministre, qui rappelle que «les menaces terroristes demeurent très présentes». Ces choix «ne se limiteront pas au point de savoir si et quand il faut un deuxième porte-avions. Il nous faudra quitter la logique traditionnelle de l’accumulation des exigences propres à chaque arme, pour mieux apprécier où sont les vrais besoins stratégiques».

Quartiers sensibles : logement et emplois

«Un plan ‘respect et égalité des chances’ sera lancé et s’attachera d’abord à désenclaver les quartiers difficiles», annonce François Fillon, qui promet «une dynamique nouvelle» sur «la formation et l’accompagnement à l’emploi». Il assure également vouloir tenir l’objectif de «de 500 000 nouveaux logements construits par an dont 120 000 logements sociaux», mais aussi mettre en place un «système de caution publique».

Les défis du vieillissement et de l’assurance-maladie


Pour le premier ministre, deux défis se posent à la France : celui du vieillissement, qui passe par «l’instauration de la 5ème branche de la sécurité sociale consacrée à la dépendance», mais aussi par «l’allongement de la durée de cotisation» retraite, qui «aura lieu», de même que «la réforme des régimes spéciaux». Autre défi, celui de l’assurance-maladie. «Il faudra faire des choix courageux, et la mise en place de franchises peut être une solution» dès 2008, explique François Fillon, qui souhaite également un débat sur la mise en place du «bouclier sanitaire».

Gel des crédits en volume dès 2008

Soucieux de réduire les déficits et de présenter un budget en équilibre dès 2012, François Fillon s’engage également sur une progression, à compter de 2008, de 0% en volume hors inflation des crédits, soit un gel budgétaire, qui s'appliquera aussi à la dotation globale aux collectivités locales, jusqu'ici indexée sur la croissance du PIB. Il confirme par ailleurs le non-remplacement d’un Français sur deux qui bat en retraite.

Les commentaires sont fermés.