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09/07/2007

La réforme, oui, le mensonge, non !

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Attendu en fin d'après-midi à la réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a contesté lundi l'engagement pris par Dominique de Villepin de ramener les comptes publics à l'équilibre en 2010 et non en 2012, assurant qu'il avait été pris "trois semaines avant le premier tour" de la présidentielle.

"Le président de la République a tenu à rappeler une chose: l'engagement de revenir à 2010 (...) a été pris trois semaines avant le premier tour des élections présidentielles. (Il) a rappelé simplement que trois semaines avant le premier tour des élections présidentielles, c'était peut-être un peu rapide pour prendre un engagement de cette nature", a rapporté le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, lors du compte-rendu du conseil des ministres.

"L'engagement a été pris en avril 2007, ce qui n'a pas forcément beaucoup de sens", a commenté Laurent Wauquiez.

Or,  Le 11 Janvier 2006, devant la conférence nationale des finances publiques, le Premier ministre, Dominique de Villepin avait  rappelé son objectif fixé le 15 décembre 2005, ramener en 2010 la dette à 60% de la richesse nationale, ce qui remettrait la France "dans les clous" du pacte de stabilité de la zone euro.

J’ai soutenu loyalement le candidat et le Président et Sarkozy, j’ai, à modeste place, appuyé la politique gouvernementale et fait campagne pour la majorité lors des élections législatives mais je n’oublie pas mes engagements passés auprès de Dominique de Villepin et Jacques Chirac. Je ne peux pas tolérer que le président de la République ne dise pas la vérité à propos de l'action du gouvernement de Dominique de Villepin. 

 

Je souhaitais donc monter aux lecteurs quelle était la réalité de la politique menée lors de la précédente législature contre le déficit et la dette de l’Etat.

 

De 2002 à 2007, le déficit public a diminué de 15 milliards d’euros, il est passé de 50 à 35 milliards d’euros, les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin ont dépensé 40% de moins que le gouvernement de Lionel Jospin avec une croissance deux fois moins forte. De 2005 à 2007, grâce à l’action du gouvernement et l’exigence de Thierry Breton, la dette en pourcentage du PIB a diminué de 3 points passant de 66,5% à environ 63,5 % soit la plus forte baisse depuis la fin des années 70.

 

Certes il reste beaucoup d’efforts à faire contre la dette, mais je n’accepte pas que les efforts faits sous la précédente législature soient de cette façon ridiculisés, faussés par le porte-parole du gouvernement.

 

Je comprends les choix faits par Nicolas Sarkozy pour relancer la croissance et la compétitivité  de la France, la défiscalisation des heures supplémentaires permettra de sortir de la terrible logique du partage du temps de travail, la mise en place du bouclier fiscal permettre d’améliorer l’attractivité de la France pour les grandes fortunes et la fin des droits de succession est un bonne chose qu’approuvent les français.  Cependant on ne peut pas préjuger de l’efficacité des réductions fiscales sur la croissance et l’emploi.

 

Quoi qu’il en soit ces mesures ont un coût qui risque d’aggraver le déficit de l’Etat, de cela le gouvernement actuel en sera le seul responsable. Il est facile d’accuser le gouvernement précédent mais la réalité est là, le pouvoir actuel a décidé de reculer de deux ans l’assainissement des comptes de l’Etat pour amortir ces nouvelles mesures, qu’il l’assume !

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