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12/07/2007

Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la tradition gaulliste

Le président Nicolas Sarkozy, le 12 juillet ...

« La Vème République a sauvé la République. Je ne tournerai pas la page de la Vème République », a affirmé mercredi soir à Epinal le président de la République dans son discours sur sa réforme des institutions. Epinal est un lieu symbolique. C'est en effet dans la capitale vosgienne que le général de Gaulle a présenté son projet de réformes des institutions en septembre 1946. 

Un Etat fort  

Le président de la République s'est inscrit dans la tradition gaulliste en estimant que "l'on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort". « La France une et indivisible, c’est un idéal national », a-t-il dit, jugeant que « l’égalité, c’est la clé de voute de l’unité de la France ». « On peut être aussi libéral que l’on veut, on peut attacher beaucoup de prix à l’initiative individuelle, au marché, à la concurrence, on peut placer la liberté au-dessus de tout, mais on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort», a-t-il lancé.

Modernisation des institutions

Nicolas Sarkozy a souhaité que le débat sur la modernisation des institutions ne soit pas limité à un débat au sein de la majorité mais soit un débat ouvert à toutes les sensibilités politiques. Et d’ajouter que la nécessité est de «construire une démocratie directe plus ouverte».

Groupe de réflexion

Pour mener cette réforme des institutions, le chef de l’Etat a annoncé la création d’un comité en charge de remettre avant le 1er novembre des pistes de réflexion pour « faire de la République une République irréprochable ». Il a précisé qu’il fallait «adapter la démocratie aux exigences du XXIème siècle» et que cette commission soit «au dessus des partis». Ce groupe de réflexion sera présidé par Edouard Balladur dont il a salué le « sens du service rendu à la nation ». Membre du conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud ou encore le constitutionnaliste Guy Carcassonne devraient également faire partie de cette commission qui devrait réunir «12 à 15 membres».

Jack Lang

Le président de la République a également confirmé avoir proposé Jack Lang à qui il a proposé un poste au sein de cette commission et l’a qualifié d’homme «ouvert» et «compétent». Il a salué «ses expériences d’homme d’état», rendant hommage «à son sens de l’intérêt général». Jack Lang a indiqué qu'il n'avait pas "décidé encore" s'il allait ou non répondre favorablement à la proposition de Nicolas Sarkozy.

Rôle du parlement

Le chef de l’Etat a souhaité que le pouvoir de nomination du président soit encadré et que les décisions soient partagées avec le Parlement pour «sortir de la République des connivences pour entrer dans la République des compétences». Il a précisé par ailleurs vouloir discuter de tout sans tabous y compris de l’usage de l’article 49-3 et a souhaité que la possibilité que «le président puisse s’exprimer au moins une fois devant l’Assemblée» soit étudiée. Nicolas Sarkozy veut également doter l’opposition d’un statut pour la mettre davantage devant leur responsabilité. L’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée et au Sénat figure également parmi les souhaits du chef de l’Etat. 

Budget de l’Elysée

Nicolas Sarkozy a déclaré que le budget de l’Elysée obéira à «des conditions de transparence indispensable dans le pays». Le Président de la Cour des Comptes devra surveiller les dépenses de la présidence de la République. «Jusqu’à présent cela n’a pas été fait», s’est félicité le chef de l’Etat. 

Indépendance de la justice 

Le président de la République a répété qu’il ne prononcerait aucun droit de grâce collective au nom de l’indépendance de la justice, en précisant qu’il fallait «examiner tous les moyens pour permettre à la démocratie d’avancer». Il a renouvelé son soutien la garde des Sceaux Rachida Dati.

Commentaires

Epinal, nouvelle capitale de la Com’…

La cohabitation, le quinquennat, et maintenant les nouvelles pratiques imposées (sans aucune contestation…) par le Président de la République rendent nécessaire une évolution de notre Constitution.

Les changements qui seront proposés aboutiront nécessairement à l’une des deux alternatives suivantes: un retour aux fondamentaux de la Vème République (tant dans le texte que dans l’esprit et la pratique), ou le passage à une VIème. Toute autre solution ne serait que du bricolage institutionnel, inacceptable.

Nicolas Sarkozy le sait. Alors que c’est la réforme qui (en apparence) touche le moins au quotidien des Français, c’est certainement celle qu’il aura le plus de difficulté à faire passer, notamment au sein de la majorité, tant chez les parlementaires que chez les militants et sympathisants (MoDem, PS, et tous les autres partisans de la VIème n’auront plus alors qu’à tenter la surenchère).

«Nicolas.com» a donc pris le relais hier soir…

Tout y était. Le lieu, celui ou Charles de Gaulle, le 29 septembre 1946, a jeté les bases de la Constitution de la Vème République, les références multiples au Général, «l’Etat fort», le «je ne tournerai pas la page de la Vème République», etc, etc, etc…

Il est trop tôt pour se prononcer, aucune proposition ne devant être faite avant novembre prochain. Mais une chose est certaine: si modification significative du texte fondamental il doit y avoir, elle doit être approuvée par le peuple, par referendum !

«Nicolas.com», semblant vouloir coiffer le képi de son illustre prédécesseur (attention, il est large…), devra aller jusqu’au bout: aucune modification constitutionnelle substantielle ne pourra échapper au suffrage universel !!!

Écrit par : Républicain | 13/07/2007

La Vème République a sauvé la République? De quoi? D'un putsch des factieux d'Algérie que Soustelle soutenait? De la primauté d'un régime parlementaire que le présidentialisme de la Vème allait étouffer? De la soit-disante impuissance de la IVème République due uniquement au score élevé de deux forces politiques qui rejetaient le système : communistes et gaullistes? De Gaulle a certainement sauvé une certaine idée de la France en prenant la tête de la France Libre, mais il n'a pas sauvé la République en 1958. Comme disait l'autre, Français vous avez la mémoire courte !

Écrit par : Franc Rigolard | 21/08/2007

Sarko, gaulliste ?

«Tu as de la chance, Philippe [de Villiers, ndlr], toi, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse plus qu’à l’avenir…»

Écrit par : jan3sobieski | 25/08/2007

Excellent, j'ajoute votre blog à mes favoris. Vous avez une très belle plume, bravo !

Écrit par : isolation | 12/04/2010

Les commentaires sont fermés.