Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/07/2007

Le défilé du 14 juillet version Sarkozy

L'image “http://www.lepoint.fr/content/system/media/2/20070714/2007-07-14T160235Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-14-JUILLET-SARKOZY-20070714.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Pour sa première fête nationale en tant que président de la République, Nicolas Sarkozy ne donne pas d'interview télévisée mais organise un "concert populaire" géant au Champ-de-Mars.

Le défilé militaire du 14 Juillet, le premier de l'ère Sarkozy, s'est déroulé samedi 14 juillet sous le signe de l'Europe, avec la présence inédite de détachements des 27 pays membres de l'Union européenne, y compris des Etats neutres comme le Danemark et l'Irlande.
Nicolas Sarkozy a assisté au défilé sur les Champs-Elysées, à Paris, après avoir passé en revue les troupes sur un command-car, escorté par les cavaliers de la Garde républicaine.
Fait sans précédent, le chef de l'Etat, qui avait promis des "surprises", est descendu du véhicule à la hauteur du rond-point des Champs-Elysées pour aller saluer des badauds massés derrière les barrières de sécurité et embrasser des enfants.

Responsables européens à l'honneur

Il a ensuite rejoint l'ensemble du gouvernement sur la tribune d'honneur érigée sur la place de la Concorde, ainsi que ses invités : le Premier ministre portugais José Socrates, dont le pays préside actuellement l'UE, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering, le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana.
Le Choeur des armées françaises et les Petits chanteurs à la Croix de bois, qui avaient appris pour l'occasion à marcher au pas, ont entonné avant le défilé la Marseillaise et le Chant des Partisans. Ils l'ont clos par l'Hymne à la joie.
Après un préambule aérien, orchestré notamment par la patrouille de France, les détachements européens ont foulé le pavé parisien, aux côtés des 4.224 militaires français, par ordre alphabétique pour ménager les susceptibilités diplomatiques. Les troupes étrangères s'étaient pliées à la cadence française.

Pas d'interview télévisée


Un déjeuner était prévu à l'hôtel de Marigny pour les membres du gouvernement français et les invités, parmi lesquels de nombreux ministres de la Défense et chefs d'états-majors étrangers.
Soucieux d'imprimer sa marque depuis son accession à l'Elysée, Nicolas Sarkozy met fin à la tradition de l'interview télévisée du 14-Juillet, instituée par François Mitterrand, et à la grâce présidentielle.
"La célébration de notre fête nationale prend cette année un tour particulier car elle correspond avec l'entreprise de rénovation nationale portée par le gouvernement d'ouverture que j'ai l'honneur de diriger", avait déclaré vendredi le Premier ministre François Fillon à Rome.

2000 "Français méritants" invités à la garden-party de l'Elysée


Pour la garden-party de l'Elysée, les quotas d'invitations ont été réduits par rapport aux années précédentes "par mesure de sécurité et de confort".
Cette année, priorité est donnée à des Français méritants ayant "à un moment de leur vie traversé une épreuve" ou qui se sont caractérisés par leur effort, leur travail ou leur bravoure. Deux mille personnes ont ainsi été conviées.
"Vous êtes nos invités prestigieux parce que vous avez tenu, parce que vous avez résisté, parce que vous avez refusé de subir", a ajouté le président sous les applaudissements.
"Si cette réception du 14 juillet a un sens, elle doit être tournée vers les Français qui souffrent et vers les Français qui ont eu un comportement exceptionnel", a souligné Nicolas Sarkozy.
Les invités pourront découvrir dans les jardins de l'Elysée une oeuvre réalisée par le plasticien Sébastien Lecca et une quarantaine de jeunes handicapés mentaux, "ArcEnCielage" : des arbres habillés de tissus de couleurs où auront été inscrits des prénoms de tous horizons.

"Concert populaire"

Il a appelé les invités à venir "très nombreux au Champ de Mars, parce que nous avons voulu un concert populaire". Des chanteurs européens, notamment l'Italienne Laura Pausini et le DJ français Bob Sinclar, sont attendus. Michel Polnareff, qui a fait son grand retour sur scène ce printemps après 34 ans d'exil californien, est la tête d'affiche du concert. Nicolas Sarkozy et François Fillon y assisteront.
"Ce soir, peut-être qu'avec le Premier ministre, on va enlever nos cravates. Ce soir seulement, n'exagérons pas dans la rupture, il ne faut pas en faire trop", a lancé Nicolas Sarkozy.
Le traditionnel feu d'artifice offert par la mairie de Paris clora la journée.

Commentaires

Les commentaires sont fermés.