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25/09/2008

Un nouveau départ

Le Départ des Volontaires, Bas Relief de l'arc de Triomphe, par François Rude

Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, nombreux sont les gaullistes qui ne savent ni où ni comment s’engager pour servir et défendre leurs convictions. Tout au long de cette période jusqu'à aujourd’hui j’ai cherché le meilleur biais afin de servir le plus fidèlement le gaullisme, je crois désormais l’avoir trouvé en devenant membre actif et volontaire du mouvement gaulliste de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la République.

Alors que les gaullistes de l’UMP sont contraints au silence ou choisissent de l'être. Alors que ceux qui au sein de la majorité prétendent incarner le gaullisme se taisent quand les fondamentaux gaullistes sont ébranlés. Alors que Dominique de Villepin malgré ces interventions fortes et courageuses ne crée aucune structure politique pouvant relayer son message dans l’opinion, seul Nicolas Dupont-Aignan défend et sert singulièrement le gaullisme et se donne le moyen, le moyen essentiel de cette défense et de ce service : l’édification d’un large mouvement politique gaulliste, républicain, populaire et LIBRE.

Je crois que le temps est passé du compromis et de la prudence en attendant qu’un jour au sein de la majorité et de l’UMP un homme ou une femme rassemble les gaullistes et se présente devant les français en réponse à la politique actuelle.

Le temps presse, les trois bases fondamentales du gaullisme sont touchées par la politique gouvernementale : la politique étrangère de grandeur et d’indépendance, les institutions de la Vème République et une politique économique et sociale rigoureuse et juste.

La politique étrangère et de défense française telle qu’elle est pensée et appliquée depuis une moitié de siècle est aujourd’hui remise en cause.

La mort de nos 10 soldats en Afghanistan est une tragique illustration de l’alignement irréfléchie de Nicolas Sarkozy sur les positions américaines dans ce qu’elles ont de plus terrible : l’ingérence pseudo-humanitaire, le mépris des peuples et des Etats sans défense. Dominique de Villepin et Nicolas Dupont-Aignan affirment justement que sans changement rapide et réel de la stratégie de l’OTAN, la France devra prévoir un calendrier de retrait des troupes, un retrait que, rappelons-le, Jacques Chirac avait partiellement entrepris des 2006. Un retrait que Michèle Alliot-Marie mettait en œuvre brillamment et que souhaitait le candidat Sarkozy durant la campagne présidentielle.

Les évènements d’Afghanistan sont les plus graves signes de ce changement diplomatique que traduisent :

- le retour de la France dans le gouvernement intégré de l’OTAN sans pour l’instant aucune discussion sur la place de l’Europe dans cette institution et de son poids dans la prise de décision

- les réformes de notre défense dont la réduction du budget (qui tranche avec l’ère Chirac) et l’abandon provisoire du second porte-avions incarnent notre recul militaire.

Au-delà de ces décisions c’est l’idée de la France que se font les peuples du monde qui est fragilisée, en Russie (où j’étudie d’ici le mois de juin prochain, je parlerai plus tard de la nécessaire coopération franco-européo-russe) des connaissances m’ont dit leur tristesse de voir la France aussi mal représentée et son message singulier banalisé par un Président qui, je cite, « rapetisse » notre pays.

La réforme des institutions.

Je ne reviendrai pas sur la réforme de nos institutions à laquelle nous fûmes nombreux à nous opposer, en vain. Nous en voyons déjà les néfastes conséquences. Il est, par exemple, piteux de voir les ministres accélérer le calendrier parlementaire pour que leur réforme soit votée avant la mise en œuvre effective de la modification institutionnelle. Nous apercevons aussi l’affaiblissement du gouvernement lorsque le Président s’exprimera devant le parlement et la fin du prestige présidentiel par la même occasion. Quelle sera l'image de la France, quel sera le prestige du Président de tous les Français, si le chef de l'Etat se fait huer par l'opposition ? La limitation du 49-3, réduira les prérogatives du gouvernement, devons-nous rappeler que la dissuasion en 1966 a été votée grâce à cet article ? Les exemples ne manquaient pas pour justifier l'inutilité et les risques de cette réforme institutionnelle

Et pourtant, le vote s'est distingué par la malhonnêteté intellectuelle et politique des parlementaires gaullistes. Au lendemain du congrès de Versailles, Roger Karoutchi se réjouissait que seul 1.5% des parlementaires de l’UMP aient voté conformément à leurs convictions, j’en suis désolé. A l’UMP, 1.5% des élus votent selon leur conscience. Ce fut une raison de plus de quitter l’UMP, ce fut un exemple de plus de l’esprit de parti, de cour et de compromission dans lequel évolue notre système politique, particulièrement depuis un an.

Quelle politique économique et sociale ?

La crise mondiale marque la fin du reagano-thatchérisme économique qui depuis 1991 signifiait la fin de l’Histoire. Nombreux sont les économistes qui aujourd’hui soulignent la nécessité de tirer toutes les conséquences de l’échec de ce libéralisme débridé.

Face à cette analyse la France et l’Europe doivent réagir. Il s’agit de revoir complètement la construction européenne, le dogme libre-échangiste, la concurrence à outrance et l’ouverture incontrôlée à l’économie mondiale. A une période ou l’on assiste aux retour des nations, des politiques économiques nationales et de protection (la Russie le montre), l’Europe persiste dans une voie qui va contre le sens de l’Histoire et des nations.

Cette modification de la politique européenne est nécessaire mais la responsabilité de la situation française incombe certes partiellement mais évidemment au Président Sarkozy et à son gouvernement.

Depuis un an le Président accomplit des dizaines de réformes sans que nous n’en voyions la cohérence et la justice, l’erreur du paquet fiscal n’est pas sans conséquence sur le bricolage budgétaire actuel. La politique du gouvernement n’a aucune vision d’ensemble, on renonce à la fiscalité écologique en trahissant ses promesses pour respecter d’autres promesses qui prévoyaient la baisse des prélèvements. Conformément à la promesse de cette baisse on exclut les plus riches de leur solidaire contribution au financement du RSA. On parle de participation et d’intéressement sans remettre en cause le système capitaliste ultra libéral qui empêche une véritable association du capital et du travail. Comment défendre le travailleur quand l’avidité de l’actionnaire est insatiable ?

Je dois reconnaitre que je n’ai pas vu ces nouveaux enjeux, je les prends désormais en compte. J’ai soutenu Nicolas Sarkozy, je crois encore qu’il était le meilleur des candidats parmi les candidats en lice (j’ai milité pour une candidature de Villepin ou de Chirac jusqu’en mars 2007), mais je regrette mon soutien parfois caricatural et farouche. J’ai soutenu Jacques Chirac et de Villepin, en devenant membre de Debout la République je ne me renie pas, il suffit de relire les discours des mandats de Jacques Chirac et singulièrement ses vœux de janvier 2007 pour s’apercevoir que les volontés chiraquiennes ne sont pas en opposition frontale avec celles de NDA. Il n’y pas d’opposition mais il y a un pas à franchir pour un chiraquo-villepiniste qui souhaite rejoindre DLR, ce pas, c’est la claire volonté de refonder l’Europe.

C’est l’objet de la campagne européenne qui débute. Voulons-nous d’une Europe qui renonce à être une puissance économique s’appuyant sur de grands groupes et de grands projets industriels, qui utilise l’Euro pour peser et non pas pour être victime de la désinstruialisation ? Voulons-nous d’une Europe qui abandonne toute idée de protectionnisme même partiel pour satisfaire les multinationales et les divers dumpings ? Pourquoi devons-nous renoncer à notre souveraineté dans de plus en plus de domaines sans retrouver au niveau européen une démultiplication de cette souveraineté transférée ? Devons-nous nous fondre dans un tout qui n’a aucune ambition de politique étrangère et de défense si ce n’est celle de devenir une montre molle euro-américaine ?

C’est à toutes ces questions que répondent Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan. NDA ne propose pas un retour aux années 60, il a simplement réalisé que le XXIème siècle sera celui des nations qui restent « fièrement, inébranlablement e toujours avec orgueil, elles-mêmes », c’est ce constat que nous devons faire partager aux français et à tous les peuples d’Europe.

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