Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/07/2009

La lueur de l'espérance

Après plus de quatre mois d'interruption j'ai décidé de reprendre la mise à jour de mon blog, éloigné de la France par mes études je n'avais plus le goût ni même la volonté d'écrire. Au cours de ces mois, se sont posées deux questions.

D'abord celle de ma légitimité à écrire, je ne représente rien, je ne défends que certaines idées et certains principes ceux du gaullisme politique, au nom de quoi serais-je habilité à les soutenir avec parfois un mépris et une prétention à l'égard de ceux qui sont en désaccord avec moi ?

Cette question finalement secondaire je l'ai rapidement résolue en comprenant que cette expression politique parfois agressive n'était qu'une part marginale de l'engagement politique sans commune mesure avec le sens même de cet engagement.

Cet engagement fut l'objet de mon deuxième questionnement, l'éloignement de la France en est peut être la cause, mais à partir de janvier je n'ai plus ressenti de la même façon les problèmes français comme si j'étais emparé d'une sorte de désenchantement, de découragement, de désespérance.

La désespérance de voir mon pays sombrer dans la crise sans que personne ne réagisse. Le gouvernement et le Président ne font que dans la communication et la crise s'aggrave. On nous parle de sortie de crise, de moralisation, de changement de l'Europe, d'urgence écologique, mais en réalité rien ne change, la crise redoublera certainement en septembre. C'est en tout cas ce qu'annonce Jean-Luc Gréau un des seuls économistes français qui ait prévu la crise actuelle, selon lui l'écroulement prochain du dollar ruinera l'Europe et ses industries.

On parle devant l'organisation internationale du travail, de nouveau régime de croissance, on s'agite sur les tréteaux ou sur son canapé devant un documentaire pour sauver la planète mais où sont les actes ? Cela entraine la désespérance du moins la mienne. Car ne triomphent, que ceux qui maintiennent les illusions, ceux qui ne prospèrent que sur le double langage.

Car au delà des discours sur les mérites du modèle français, le Président et le gouvernement n'agissent pas. Dominique de Villepin pointe justement le recours du Président à « la symbolique politique » avec : un grand débat pendant trois mois pour définir les priorités futures du gouvernement, des grandes aventures institutionnelles à la Martinique avec un référendum, ou le congrès de Versailles qui amusent la galerie mais qui « risquent de faire perdre à la France l'année 2009-2010 ». Pour lui cette symbolique politique risque de provoquer « une très profonde angoisse des Français et une certaine incertitude quant à la gestion du pays du point de vue du gouvernement », l’ancien Premier ministre juge qu'une stratégie globale avec des priorités claires doit être définie dès maintenant.

De cette politique par la seule communication, les commentateurs et les médias passoires s'en satisfont. Pourquoi aller au fond des choses alors que les effets de com. et de manche font de l'audience ? Les élections européennes l'ont montré. L'alliance du juge et de l'assassin enfin du juge, de l'agitateur soixante-huitard et du paysan rebelle, qui ensemble vont nous sauver du désastre écologique et de la destruction de la planète, c'est sympathique et vendeur.

Les mêmes parlent de la victoire de Sarkozy, mais ce qu'exprime ce vote, c'est non seulement le désintérêt des Français pour une élection obscure mais aussi le sentiment de voter pour rien. En 2005, les Français ont exprimé leur refus de l'Europe telle qu'elle est construite depuis au moins 20 ans. Deux années après cela, en dépit de leur vote, les parlementaires UMP Vert, Modem et PS coalisés tels que le sont leurs partis au Parlement européen votent unanimement le traité refusé par le peuple.

Les classes populaires, les ouvriers, les employés, les chômeurs, les agriculteurs, les commerçants, les artisans, les chefs de PME les mêmes qui se sont opposés à Maastricht, dans un plus large mouvement au Traité constitutionnel européen et qui ont permis l'élection du candidat au discours gaulliste et républicain Sarkozy sont aujourd'hui désespérés, ils ne se sont pas ou peu déplacés le 7 juin.

Sarkozy, lui, a mobilisé son électorat fidèle, âgé et issu des classes supérieures avec le secours du NC et des satellites sociaux-traitres. Chez les bourgeois de gauche et apparentés la préférence est allée vers Dany le vert, plutôt que vers un Bayrou devenu trop virulent.

Dans ce face à face des libéraux libertaires de gauche et des les libéraux pseudo-autoritaires de droite qui ont trouvé un espace commun autour de l'écologie cosmopolite et de l'Europe marché, on passe à la trappe la question sociale et l'idée nationale. Les deux absents de ces élections et pourtant les deux idées qui pourront nous sortir de la crise.

Ce triomphe vert (du billet et du parti) pourrait nous enfermer dans le désespérance mais l’opposition à ce triomphe fonde notre combat. On ne pourra sortir de la crise qu'en combinant l'Europe protectrice, levier de la puissance économique et la nation, lieu de la justice sociale. Mais il faut avoir le courage de faire l’Europe qui protège. Aujourd'hui les dirigeants européens, qui s'apprêtent à réinvestir Barroso, ont choisi la poursuite de la crise.

Contre cela, Debout la République par la voix de Nicolas Dupont-Aignan, de ses têtes de liste a tout au long de la campagne tenu l'unique discours réaliste et responsable, a réussi, malgré l’absence des médias, à multiplier par quatre les estimations des sondages, à mettre sur pied un mouvement gaulliste, libre, implanté partout en France et qui compte plus de 10 000 adhérents. Dominique de Villepin crée son club politique et rassemble ses soutiens. Ensemble ils affirment le retour des gaullistes et leur volonté de redonner l’espérance aux Français. Cette espérance, ne soyons « jamais las de la guetter dans l’ombre ».

Commentaires

Bravo monsieur berthonneau de reprendre la plume pour nous abreuver, nous gaulliste, de notre pitance prémachée que l'on pourra resortir dans nos dîners en ville.

Je tiens a vous remercier, du plus profond de mon coeur, pour votre courage et votre engagement pour une cause perdue d'avance.
Une remarque toutefois, vous qui attachez tant d'importance dans vos envolées lyriques, à critiquer modem et ps (pour ne pas froisser l'UMP dont vous vous acoutumez fort bien) sur la place des ouvriers dans leur discours, je ne vois dans votre papier nulle trace de ceux-ci... Serait-ce plus facile de parler a leur place comme le font les médias "passoires" comme vous dites, de faire parler l'abstention pour eux...


Bien du courage pour votre reconversion prochaine à l'UMP.

amicalement,

Didier

Écrit par : Didier Chalampin | 04/07/2009

Rémy,

Ravi de te relire. Ta plume nous as manqué.

A très vite,
Fred

Écrit par : Fred | 05/07/2009

Bravo de reprendre la plume!
Mais attention de ne ma associer d de Villepin et NDA, le premier n'étant qu' opportuniste.

Écrit par : DLJ 59 | 13/07/2009

L'espérance est nécessaire et utile
malgrès les opinions contraires et les coups bas de la politique c'est bien elle et elle seule qui doit porter les hommes qui ont décidés d'y lier leur vie
alors accroche toi à ta plume, pour le moment c'est ta meilleur source d'espérance, et qui sait... les petits mots mis les uns à côté des autres deviendront peut être la phrase et le discours jusqu'aux actes que tu attends pour la france et le monde
bonne journée

Écrit par : laborie | 26/09/2009

reprend la plume rémy !!

Écrit par : ioannis | 26/03/2010

Les commentaires sont fermés.